Sacha Noam Baron Cohen[1] ou Sacha Baron Cohen né le 13 octobre 1971 à Londres, est un humoriste, comédien britannique d'origine israélienne, connu pour ses personnages comiques controversés et populaires, dont « Ali G », une parodie de MC et gangsta issu de la banlieue ouest de Londres (Staines) ; « Borat » un journaliste kazakh ; et enfin « Brüno », un journaliste de mode homosexuel autrichien. Chacun de ces trois personnages est issu du Da Ali G Show, un programme improvisé "(en)unscripted" dans lequel Sacha Baron Cohen effectue des fausses interviews dans la peau d'un des trois personnages avec des personnes croyant qu'il s'agit d'un véritable entretien. Son travail a été récompensé d'un BAFTA award, et d'une nomination aux Emmy Awards.
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Sacha Baron Cohen[2] est né dans le quartier de Londres à Hammersmith, d'une famille juive orthodoxe[3]. Il est le second des trois fils de Gerald Baron Cohen et Daniella Weiser. Son père tient un magasin de vêtements pour homme à Piccadilly et est un Juif originaire du pays de Galles ; sa mère, née en Israël, est une Juive d'origine iranienne[4],[5],[6].
Les Baron Cohen vivent une confortable existence de classe moyenne, le jeune Sacha a l'occasion d'aller à la (en)private school, une école privée pour garçons (en)d’Haberdashers’ Aske à Elstree. Puis il étudie au Christ's College à l'université de Cambridge en histoire et écrit son mémoire sur le rôle des Juifs dans l'American Civil Rights movement, en s'intéressant particulièrement aux meurtres de 1964 de James Chaney, Andrew Goodman et Michael Schwerner à Philadelphia, dans l'État du Mississippi.
En 1989, Sacha Baron Cohen rejoint un mouvement de jeunesse sioniste de gauche, l'Habonim Dror, et apparaît dans une pièce de Neil Simon Biloxi Blues, qui devient le détonateur de sa passion pour l'art dramatique. À l'Habonim Dror, il devient un exceptionnel joueur de ga-ga ball, remportant le championnat anglais plusieurs fois. Le GaGa est une sorte de balle au prisonnier originaire d'Israël. En 1992, il mène son pays à la médaille d'argent au championnat mondial de ga-ga ball. Seconde derrière l'équipe australienne Habonim est invaincue. Son projet de devenir comédien est mis en veilleuse lorsqu'il quitte Londres pour Israël, où il passe une année au kibboutz de Rosh Hanikra, apprenant plus sur ses racines et sa foi[7]. Il retourne en Israël en 2005 pour entraîner l'équipe de frisbee de Machon dans le cadre du match de finale au kibboutz de Revivim. Machon qui venait de perdre 2-8 contre Chalutz réussit finalement à gagner 10-8. Baron Cohen est récompensé du kibbutz’s highest honor pour ses efforts.
Il rejoint la troupe de théâtre de l'université de Cambridge, les "Footlights", Baron Cohen joue alors dans plusieurs pièces telles que Cyrano de Bergerac et Un violon sur le toit (Fiddler on the Roof). Il était beaucoup moins actif dans le club que son collaborateur de longue date Dan Mazer, et n'apparut pas lors des spectacles importants.
Il est fiancé à l'actrice australienne Isla Fisher vue dans Serial noceurs, et le couple a prévu de se marier selon le rite traditionnel juif. Isla Fisher, en témoignage de son amour, s'est convertie au judaïsme avant le mariage, et a reçu la bénédiction des parents de Sacha Baron Cohen, fervents religieux[8]. Selon le producteur de cinéma Jay Roach, Sacha Baron Cohen est lui même très pratiquant, mange strictement cacher et n'utilise pas le téléphone le jour de shabbat[9].
Sacha Baron Cohen est le cousin germain de Simon Baron-Cohen, Professeur de psychologie du développement à l'université de Cambridge[10].
Ne donnant que rarement des interviews sous sa véritable identité, en 2004 il fit le circuit promotionnel des talks shows, apparaissant sur le The Daily Show[11], The Late Show with David Letterman[12], The Howard Stern Show[13], et d'autres. Le réalisateur du film Borat, Larry Charles, réclame que Sacha Baron Cohen apparaisse généralement en public dans le rôle du personnage afin de "protéger le produit"[14], en focalisant l'intérêt du public sur son personnage plutôt que sur lui[15]. Son autre raison selon Newsweek est que Sacha Baron Cohen tient à préserver sa vie privée. Il y est même "farouchement attaché"… Selon la presse anglaise, ses publicitaires refusèrent non seulement qu'il assiste à une réception pour la récente première du film Borat à Londres, mais aussi à n'importe quelles fêtes organisées[16],[17].
Il est également connu pour sa passion pour la prestidigitation et est un membre du célèbre Magic Circle (cercle de magie) de Londres.
En 1995, la chaîne de télévision anglaise Channel 4 projetait de remplacer son programme The Word et fit appel à de nouveaux présentateurs. Baron Cohen envoie donc une vidéo où il apparaît sous les traits de "Carrique", un journaliste de télévision fictif d'Albanie, plus tard développé en reporter kazakh "Borat", qui attire l'attention d'un producteur. Sacha Baron Cohen attendait son heure en travaillant dans une chaîne de télévision basé à Swindon, et sa première apparition dans un film a lieu à cette période.
Après une brève période dans la prestigieuse banque d'investissement Goldman Sachs, Sacha Baron Cohen revient à la comédie. Il devient célèbre quand son personnage comique Ali G, une parodie d'un gangsta où plutôt d'un idiot qui souhaite y ressembler, commence à apparaître sur The Eleven O'Clock Show de Channel 4, la première fois le 8 septembre 1998. Le Da Ali G Show débute en 2000, et remporte le BAFTA de la meilleure série comique l'année suivante. En 2000 également, Ali G fait une apparition dans le videoclip Music de Madonna.
En 2002, Ali G est le personnage principal du film Ali G (Ali G Indahouse), dans lequel il est élu au Parlement du Royaume-Uni et où il contrecarre les plans de la destruction d'un centre social dans sa ville, Staines. Son spectacle télévisé est exporté aux États-Unis en 2003 avec de nouveaux épisodes pour la chaîne HBO.
Les interviews d'Ali G avec des personnes connues, souvent des hommes politiques, ont renforcé sa popularité en partie parce que le personnage comique joué par Baron Cohen ne se prive pas de faire des plaisanteries. Au moins à une occasion, l'interviewé dit simplement qu’Ali G possède un programme populaire sur MTV que les enfants regardent. Le résultat de la bonne volonté des cibles d'Ali G à répondre à ses questions fréquemment risquées crée souvent de surprenantes conversations. Les interviewés notables sont l'astronaute Buzz Aldrin, l'écrivain Gore Vidal, le milliardaire Donald Trump, l'un des plus célèbres Surgeon General of the United States C. Everett Koop, le joueur de basket Shaquille O'Neal, le millionnaire égyptien Mohamed Al Fayed, le président du congrès américain Newt Gingrich, le commentateur politique Pat Buchanan, le professeur de linguistique Noam Chomsky, le footballeur David Beckham, l'ancien secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali, qu’Ali G appele 'Boutros Boutros Boutros Boutros - Ghali', l'ancien politicien britannique Neil Hamilton et le journaliste Andy Rooney, l'une des dernières personnalités qui mit violemment fin à l'interview après qu'Ali G l'eut questionné sur son insensibilité de "racialist"[18].
Sacha Baron Cohen crée également d'autres personnages populaires, qui chacun, seront les personnages principaux de films portant leur nom. Ainsi "Borat", un reporter kazakh de la télévision, sexiste, homophobe, raciste, antisémite et naïf. Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan film où Borat est le personnage central, est apparu au Festival international du film de Toronto de 2006 et sortit sur les écrans en Grande-Bretagne le 2 novembre 2006, aux États-Unis le 3 et en France le 15. Le film raconte le voyage à travers les États-Unis dans un camion de glace de Borat obsédé à l'idée de se marier avec Pamela Anderson, qui représente selon lui le "rêve américain". Il s'agirait d'un faux documentaire ou "mockumentary" improvisé, mais qui comporte des interviews avec divers habitants américains, mettant en valeur de façon humoristique les aspects de la société américaine les plus sombres, le chauvinisme, sexisme, racisme, homophobie etc. La première semaine de sa sortie sur les écrans américains, il prend la tête du box-office avec 26,4 millions de dollars pour seulement 837 salles, ce qui fait environ 31 000 $ par salle, le troisième plus gros score par salle de tous les temps parmi les films sortis sur plus de 500 écrans, et derrière Pirates des Caraïbes : Le secret du coffre maudit et Spiderman. Contre toute attente, il dépasse le succès prévu The Santa Clause 3: The Escape Clause de Disney, qui du coup se trouve à la deuxième place du box-office avec seulement 20 millions de $ pour 3 458 salles de cinéma. Sacha Baron Cohen gagne le Golden Globe du meilleur acteur pour ce film en 2007. En décembre 2007, il annonce dans une interview au Daily Telegraph qu'il ne jouerait plus le rôle de Borat suite à de nombreuses plaintes[19].
Sacha Baron Cohen crée également un troisième alter ego "Brüno", un présentateur de mode autrichien gay avec des tendances nazies, qui leurre souvent les personnes qu'il interview par des formulations sans en avoir l'air provocatrices et qui révèle leur comportement ambigu, en les amenant à se contredire, souvent dans la même entrevue. Brüno demande aux personnes qu'il questionne de répondre 'yes or no' avec "Vassap" pour 'yes' ou "Ich don't think so" pour 'no', ou sur leur avis, "achya" ou "nich nich". C'est un personnage qu'il a rénové d'une ancienne création jouée par Sacha Cohen dans les années 1990 sur la Paramount Comedy Channel, qui avait les cheveux blonds blanchis et était un interviewer incompétent, qui souvent ratait complètement ses entrevues lorsqu'il était trop sous pression.
Les deux personnages comiques possèdent la même volonté à travers la naïveté ou la provocation de faire apparaître, de révéler le "véritable visage" des hommes qu'il interview et indirectement de critiquer les problèmes que la société rencontre (racisme, l'homophobie, sexisme, etc. et la bêtise humaine en générale).
Hormis les éléments comiques de ses personnages, les rôles de Sacha Baron Cohen sont interprétées par certains comme révélatrice d'inconfortables vérités de son public, qui ne saisiraient que le premier degré. Il utilise sa propre origine juive pour exprimer l'antisémitisme du personnage de Borat. Dans un de ses sketches, Borat chante une chanson antisémite dans un bar appelé Throw the Jew Down the Well (Jette le juif dans le puits), pendant que la plupart des clients chantent avec lui[20]. De même, certaines critiques argumentent que si Sacha Baron Cohen est pris pour quelqu'un qui révèle des préjugés, les interviewés s'en sortent bien et leurs idées sont fortement médiatisées[21].
Sacha Baron Cohen apparaît en guest-star du finale de la cinquième saison de Larry et son nombril (Curb Your Enthusiasm), avec Dustin Hoffman en tant que guide du paradis. Il a également prêté sa voix au roi lémurien, le roi Julien, dans le film d'animation de Dreamworks Madagascar (2005), et apparaît dans le rôle de rival "Jean Girard" de Will Ferrell dans le film sorti en 2006 Ricky Bobby : roi du circuit.
Sacha Baron Cohen a présenté deux fois les MTV Europe Music Awards, la première fois en tant qu’Ali G le 8 novembre 2001 à Francfort, Allemagne puis en tant que Borat le 3 novembre 2005 à Lisbonne au Portugal. Il a aussi fait le discours du "2004 Class Day" à l'université d'Harvard, le jour précédant la cérémonie de remise des diplômes, en tant qu'Ali G. Aux MTV Movie Awards de 2006, Borat tient le rôle de Gnarls Barkley Crazy. Le public se met à le huer quand il se lance dans des commentaires antisémites. L'apparition de Borat est donc coupée lors des rediffusions suivantes.
Sacha Baron Cohen soutient l'organisation caritative britannique Comic Relief, et Ali G a recueilli des interviews de Victoria Beckham et de son mari footballeur David Beckham au profit de l'association[22].
Sacha Baron Cohen a suscité de nombreuses polémiques autour de ses personnages comiques.
Sacha Baron Cohen a souvent été confondu avec l'identité de ses personnages. Lorsqu'il prend l'aspect de Borat pour présenter les MTV Europe Music Awards de Lisbonne, le MTI, l'agence de presse hongroise "central Hungarian news wire agency" rapporte que le programme est présenté par Borat Sagdiyev[31]. La plupart des médias hongrois, journaux et réseaux de télévision prennent le MTI comme leur source officielle, la mauvaise interprétation du personnage s'est rapidement étendue en Hongrie, avec certains journalistes insistant sur le fait qu'un journaliste de presse Kazakh présente la récompense, tels que TV2, pendant que d'autres médias tels que Index.hu avait noté et reporté l'erreur[32].
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