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· Mardi 02 DĂ©cembre 2008

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Rolling Stones

« Rolling Stones Â» redirige ici. Pour le magazine, voir Rolling Stone. Page d'aide sur l'homonymie
The Rolling Stones
Les Rolling Stones lors de leur concert à Munich en juillet 2006, alors qu'une partie de la scène avançait dans la foule.

Pays d’origineLondres
Angleterre Angleterre
Genre(s)Rock 'n' roll
Rhythm and blues
Blues rock
AnnĂ©es actives1962—prĂ©sent
Label(s)Decca
EMI
Virgin
Site internetwww.rollingstones.com

MembresMick Jagger
Keith Richards
Charlie Watts
Ron Wood
Anciens membresBrian Jones
Mick Taylor
Bill Wyman
Dick Taylor
EntourageIan Stewart
Billy Preston
Nicky Hopkins
Marianne Faithfull
Chuck Leavell
Darryl Jones
Bobby Keys
Lisa Fischer
Andrew Loog Oldham
Jimmy Miller
Allen Klein

The Rolling Stones est un groupe de rock 'n' roll britannique créé dans les années 1960 par Brian Jones. Le nom du groupe vient d'une chanson de Muddy Waters, Rollin stone. Le blues a toujours été la source d'inspiration principale des Stones, qui ont été l'un des principaux acteurs du retour de cette musique sur le devant de la scène, à travers le British Blues Boom.

Sommaire

  • 1 Membres du groupe
  • 2 Histoire du groupe
    • 2.1 CrĂ©ation et dĂ©buts
    • 2.2 L'envol de 1965
    • 2.3 Le tournant de 1969
      • 2.3.1 L'exclusion de Brian Jones et la (re)dĂ©couverte de l'accord ouvert
      • 2.3.2 Le retour Ă  la scène
      • 2.3.3 Altamont
      • 2.3.4 L'apogĂ©e
    • 2.4 La pĂ©riode sombre
      • 2.4.1 DĂ©part de Mick Taylor - ArrivĂ©e de Ron Wood
      • 2.4.2 AnnĂ©es 75-85
      • 2.4.3 SĂ©paration des Stones ?
    • 2.5 L'Ă©ternel retour
  • 3 Clips
  • 4 Discographie
    • 4.1 Albums originaux
      • 4.1.1 CuriositĂ© : Ă©dition française (1964)
      • 4.1.2 Éditions britanniques (avant 1967)
      • 4.1.3 Éditions amĂ©ricaines (avant 1967)
      • 4.1.4 Éditions internationales (depuis 1967)
    • 4.2 Albums en concert
    • 4.3 Compilations et albums de collection
    • 4.4 Quelques bootlegs
  • 5 VidĂ©ographie
  • 6 Extraits d'interviews
  • 7 Citations
  • 8 Bibliographie
    • 8.1 Articles
    • 8.2 Revues, magazines…
    • 8.3 Livres
  • 9 Voir aussi
    • 9.1 Liens externes
  • 10 Notes et rĂ©fĂ©rences

Membres du groupe

Le nom original du groupe Ă©tait « The Rollin’ Stones Â»[1],[2]. Le groupe originel Ă©tait formĂ© de :

  • Mick Jagger (chant)
  • Keith Richards (guitare rythmique)
  • Brian Jones (guitare solo)
  • Ian Stewart (piano)
  • Charlie Watts (batterie)
  • Bill Wyman (basse)

Ian Stewart sera Ă©cartĂ© par leur premier manager Andrew Loog Oldham avant mĂŞme leur premier single. Il restera nĂ©anmoins le pianiste — non exclusif — sur les disques, et sera jusqu'Ă  sa mort le « road manager Â» du groupe et le « sixième Stone Â».

Histoire du groupe

Création et débuts

En octobre 1960, Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d'enfance — ils ont frĂ©quentĂ© la mĂŞme Ă©cole depuis leur maternelle —, qui s'Ă©taient un peu perdus de vue, se retrouvent sur le quai de la gare de Dartford. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith Ă  venir lui parler. Mick invitera Keith Ă  le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, Little Boy Blue & The Blues Boys. Keith viendra avec son ami Dick Taylor, qui crĂ©era en 1963 les Pretty Things. Brian Jones, grand amateur de blues, joue dĂ©jĂ  avec le pianiste Ian Stewart. Tous deux frĂ©quentent assidĂ»ment le Ealing Club, un club de jazz de la banlieue ouest de Londres, dans lequel Mick, en plus de son petit groupe, y chante aussi dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont pour batteur un certain Charlie Watts. Brian sera l'artisan de leur rencontre ; le blues et le r'n'b en seront les fondations.

Après un hiver difficile pour Mick, Keith et Brian, passé en colocation avec un certain James Phelge[3] au désormais célèbre 102, Edith Grove à Londres, avec comme ultimes ressources les maigres cachets de quelques petits concerts[4], les Stones sont enfin prêts à devenir pro. C'est à cette periode que Philip Townsend fait les photos dont les clichés circuleront à travers les plus grandes galeries du monde comme les premières photos des Stones.

Le premier concert des Stones se passe au Marquee Ă  Londres, le 12 juillet 1962. Le groupe est alors composĂ© de Brian, Mick, Keith, Ian Stewart au piano, Dick Taylor Ă  la basse et Mike Ivory Ă  la batterie. Taylor partira ensuite former les Pretty Things. Le poste de batteur est toujours alĂ©atoire, oscillant entre Tony Chapman et Mick Ivory. Les Stones cherchent un bassiste. En dĂ©cembre 1962, Tony Chapman leur prĂ©sente Bill Wyman, au Red Lion Club[5] qui leur plaĂ®t immĂ©diatement, peut ĂŞtre grâce Ă  ses amplis, denrĂ©e rare Ă  l'Ă©poque, mais aussi grâce Ă  ses capacitĂ©s : il est plus âgĂ© de 7 ans que Mick et Keith, et joue dĂ©jĂ  depuis de nombreuses annĂ©es dans son groupe les Cliftons, avec Tony, tout en Ă©tant amateur. Les batteurs des Stones Ă©tant trop instables, Charlie Watts, qui connaissait bien Mick pour avoir jouĂ© avec lui, se joindra Ă  eux dĂ©finitivement en Janvier 1963, laissant sa place au sein des Blues Incorporated Ă  Ginger Baker. En mars de la mĂŞme annĂ©e, ils enregistrent Ă  l'IBC Studio de Portland Place, Ă  Londres, une dĂ©mo, avec comme ingĂ©nieur du son le futur mythique Glyn Johns, composĂ©e de reprises de r'n'b[6]. La première photographie du groupe en concert, prise par Dezo Hoffmann, date du 4 mai 1963 : Mick, Charlie, Brian, Bill, Keith (seuls visibles) participent Ă  un gala de bienfaisance organisĂ© par le journal News of the World Ă  Battersea[7]. Les Stones joueront rĂ©gulièrement au Ealing Club, puis au Crawdaddy, club que vient d'ouvrir Giorgio Gomelsky. De quelques dizaines de spectateurs, l'audience passe rapidement Ă  plusieurs centaines, dĂ©passant les capacitĂ©s de la salle.

Andrew Loog Oldham, jeune publicitaire de 19 ans, qui a dĂ©jĂ  travaillĂ© avec Brian Epstein, Bob Dylan et Little Richard, associĂ© au manager Eric Easton, ne rĂŞve que de rencontrer et manager « ses Â» Beatles, qui viennent de sortir Love me do. Dans son parcours des clubs de Londres, il entre un jour au Crawdaddy[8], et voit les Stones. C'est la rĂ©vĂ©lation, il sera leur manager : il signe avec eux un contrat de management dès le lendemain, le 29 avril 1963[9].

Avec leur nouveau manager, leur carrière dĂ©colle. En 1963, la maison de disque Decca et son Directeur artistique (A&R) Dick Row, cĂ©lèbre pour avoir refusĂ© les Beatles[10], leur fait enregistrer leur premier single[11], avec, sur la face A, une reprise de Chuck Berry, Come on[12], et, sur la face B, I want to be loved de Willie Dixon. Ce premier disque leur permet d'entrer discrètement dans les charts britanniques, et de se faire remarquer par la presse. Un deuxième single sort avec, en face A, un titre composĂ© par John Lennon et Paul McCartney, I Wanna Be Your Man [13], et en face B un instrumental : Stoned[14].

Ils font leur première apparition TV dans l'Ă©mission Thank your lucky star de Pete Murray. Leur look, pourtant si conventionnel de nos jours, paraĂ®t outrancier. Leurs cheveux longs[15] font scandale ; ce look original et leur attitude parfois mĂ©prisante donneront des idĂ©es Ă  Andrew L.Oldham.

Afin de se dĂ©marquer des Beatles apparus un peu plus tĂ´t et dont la popularitĂ© est exceptionnelle, le jeune manager des Stones leur crĂ©e une image de « mauvais garçons Â». En opposition aux allures de « gentils gendres Â» des Fab Four, Jagger et sa bande cultivent leur diffĂ©rence, refusant très rapidement le costume-cravate[16], insistant sur leur chevelure, et dĂ©fraient la chronique par leurs frasques[17].

C'est Ă  cette Ă©poque que Brian Jones commence Ă  manquer quelques concerts pour des raisons de santĂ©, et Ă  se perdre dans ses conquĂŞtes fĂ©minines et leur consĂ©quences[18] ; il a dĂ©jĂ  deux enfants[19]…

Leur carrière prend enfin un tournant dĂ©finitif. Les concerts deviennent quotidiens, Bill Wyman [rĂ©f. nĂ©cessaire] et Charlie Watts quittent leur emploi pour intĂ©grer les Stones Ă  plein temps, Mick laisse tomber ses Ă©tudes, l'appartement Ă  Edit Grove abandonnĂ©, Keith, Mick et Andrew habitent ensemble dans un nouveau logement. Ce dernier fait sera le point de dĂ©part d'une nouvelle collaboration : Andrew obligera Mick et Keith Ă  travailler ensemble, Ă  l'image de McCartney et Lennon, Ă  l'Ă©criture d'un titre pour les Stones : ceux-ci lui soumettront As time go by que le manager renomme immĂ©diatement As tears go by et qui est un succès.

L'envol de 1965

Cependant l'opposition de style entre les deux groupes est le rĂ©sultat d'un marketing de diffĂ©renciation alors que leur parcours musical est parallèle : influences communes du rock'n'roll et du r'n'b ; Mick Jagger & Keith Richards dĂ©collent enfin comme compositeurs, tout d'abord avec The Last Time, puis (I Can't Get No) Satisfaction, suivis par As Tears Goes By, Get Off Of My Cloud & 19th Nervous Breakdown. Les Rolling Stones introduisent Ă  partir de leur 1er chef-d'Ĺ“uvre Aftermath (en particulier sous l'impulsion de Brian Jones) des influences psychĂ©dĂ©liques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint It, Black, la dulcimer sur Lady Jane ou les marimbas de Under My Thumb). L'album Between the Buttons continue sur la mĂŞme lancĂ©e avec la flĂ»te mĂ©lodieuse de Brian sur Ruby Tuesday mais contient aussi des morceaux de rock comme Let's spend the night together et Connection et des influences "music-hall".

1966 sera l'annĂ©e des dernières tournĂ©es avant un grand break : ils avaient tournĂ© de façon ininterrompue depuis leurs dĂ©buts, donnant entre 250 et 300 concerts par an. Après leur 5e tournĂ©es US et la 8e UK, toutes 2 en 66, les Stones s'accordent du repos. Mick tournera un film[20], Bill fera de la production, Brian composera une BO de film, etc.

L'album Satanic Majesties Request sort en dĂ©cembre 1967 et porte largement la « patte Â» expĂ©rimentale de Brian Jones. Il n'aura sur le moment qu'un succès mitigĂ©, dĂ©concertant par son cĂ´tĂ© « planant Â» quelques fans du blues pur et dur; deux titres toutefois Ă©mergent : She's A Rainbow et 2000 Light Years From Home. La couverture de l'album innove en prĂ©sentant une photo du groupe en relief sur film gaufrĂ©. La photographie fait un peu ciller, et pour cause : l'Ĺ“il gauche du spectateur y voit Brian Jones de face tandis que le droit le voit de profil. Cette expĂ©rience ne sera pas reprise sur les rééditions vinyle, ni CD, de l'album. InterrogĂ© sur celui-ci, John Lennon commente ironiquement : Les Stones font tout six mois après nous (Sgt Pepper Ă©tait sorti en juin). C'est une pique amicale et non une dĂ©claration de guerre : John Lennon et Mick Jagger ont dĂ©jĂ , et conserveront, les meilleures relations qui soient[21] dans le civil.

1967 voit la première arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. Vite relaxés, il ne feront pas de prison, sinon les quelques jours d'attente de leur comparution. Le quotidien The Times viendra d'ailleurs à leur secours avec un superbe éditorial en leur faveur[22], prémisse du changement de société en cours.

1968 marque leur grand retour et le dĂ©but de la fin pour Brian Jones qui s'enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoĂŻa, après l'Ă©chec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d'abord avec le single Jumping Jack Flash, puis avec l'album Beggars Banquet. L'album, dont toute la prise de son possède une qualitĂ© technique (Parachute woman, No expectations, Salt of the Earth...) supĂ©rieure encore Ă  celle du Going Home d'Aftermath et dont la pochette de lancement est extrĂŞmement classieuse (elle sera changĂ©e plus tard en quelque chose de plus trash), remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy For The Devil et Street Fightin' Man qui vont asseoir leur rĂ©putation du groupe le plus violent de l'histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world Â».

Le guitariste Keith Richards lors d'un concert du groupe à Hanovre (Allemagne) en 2006. On peut apercevoir au deuxième plan, de dos, Darryl Jones (à gauche) et Mick Jagger (à droite)

Le tournant de 1969

L'exclusion de Brian Jones et la (re)découverte de l'accord ouvert

Brian Jones, bien que leader dès l'origine, est exclu du groupe en 1969. Comme le montre une des sĂ©quences du documentaire de Jean-Luc Godard rĂ©alisĂ© en 1968, Sympathy for the Devil, il a du mal Ă  se concentrer et Ă  jouer en studio, les techniciens du son allant jusqu'Ă  le laisser interprĂ©ter un morceau tout en lui coupant son micro de manière Ă  ne pas enregistrer sur la piste de fausses notes. Plus grave pour l'image du groupe, les quelques photos de l'Ă©poque, peu diffusĂ©es sans doute pour cette raison, montrent qu'il avait très sĂ©rieusement pris du poids. De plus, ses problèmes de drogues ne lui permettaient plus de suivre le groupe en tournĂ©e, et son soudain surpoids dont tĂ©moignent encore quelques photos de l'Ă©poque ne le faisait plus correspondre Ă  l'image sexy des Stones. Il meurt le 3 Juillet 1969, noyĂ© dans sa piscine. Brian Jones participa encore un peu Ă  l'album Let It Bleed, aussi « violent Â» que l'album prĂ©cĂ©dent avec des titres tels que Gimme Shelter, You Can't Always Get What You Want et surtout Midnight Rambler (qui Ă©voque Albert DeSalvo, l'Ă©trangleur de Boston), qui deviendra un classique sur scène.

Dès 1968, Keith Richards découvre une façon de s'accorder (l'open tuning) qui marquera le nouveau son des Rolling Stones. En effet, cet accordage qui est utilisé par les bluesmen permet aux Stones de changer leur façon de composer. Certains pourront regretter que celui-ci appauvrisse l'aspect mélodique de leurs chansons, d'autres salueront les innombrables chansons qui seront le fruit de l'open tuning (Jumpin' Jack Flash, Street Fighting Man, You Can't Always Get What You Want, Honky Tonk Woman, Gimme Shelter, Happy, Start Me Up pour n'en citer que quelques unes)

Le retour à la scène

Le « grand retour Â» Ă  la scène date de juillet 1969, lors du concert gratuit Ă  Hyde Park, devant près de 500,000 personnes, le premier depuis deux ans et demi, pour l'intronisation du nouveau guitariste Mick Taylor, qui vient de chez John Mayall[23], et, fait non prĂ©vu, pour rendre un hommage Ă  Brian Jones, dĂ©cĂ©dĂ© 2 jours plus tĂ´t. Mick Jagger lira Ă  cette occasion un poème de Percy Bysshe Shelley, Adonais. Mick Taylor contribuera Ă  renforcer les racines blues des Rolling Stones et sa participation aux albums Exile on Main Street et Sticky Fingers marquera le retour Ă  des compositions et des productions plus Ă©purĂ©es.

Altamont

À l'issue de leur tournée américaine de 1969 qui marque leur grand retour aux États-Unis, ils décident de donner un concert gratuit à San Francisco ou la sécurité sera assuré par les Hells Angels, comme à Hyde Park. Le concert aura lieu à Altamont (Californie), mais l'aura sauvage des Stones et la mauvaise organisation du concert se soldera par le meurtre d'un spectateur noir, Meredith Hunter, par des Hells Angels, somme toute assez différents de ceux du Royaume-Uni. Ce festival marquera la fin de l'utopie hippie (voir le film Gimme Shelter). La tournée américaine de 1969 sera néanmoins immortalisée par l'album en public Get yer ya ya's out, où les riffs de Keith Richards et les solos de Mick Taylor sont d'une efficacité redoutable.

L'apogée

En 1971, les Rolling Stones sortent l'album Sticky Fingers avec la cĂ©lèbre pochette fermeture-Ă©clair, dessinĂ©e par Andy Warhol. Les rĂ©fĂ©rences au sexe et Ă  la drogue sont explicites, les compositions sont excellentes (Brown sugar, Wild horses, Bitch, Sister Morphine, Dead Flowers ). L'arrivĂ©e de Mick Taylor donne un nouveau souffle au groupe qui entame la mĂŞme annĂ©e une tournĂ©e d'adieu au Royaume-Uni. C'est en effet en exil fiscal sur la CĂ´te d'Azur que le groupe enregistre et sort en 1972 son premier double album Exile on Main Street, que suivra une tournĂ©e triomphale en AmĂ©rique du Nord (STP : Stones Touring Party). Les Rolling Stones sont alors Ă  leur zĂ©nith. L'album est excellent mĂŞme s'il ne contient pas vraiment de hit majeur, sauf Tumbling Dice et Happy chantĂ© par Keith Richards lui-mĂŞme. La chanson Sweet Black Angel, est un hommage Ă  Angela Davis, et le blues y est omniprĂ©sent. L'album est descendu par la critique Ă  l'Ă©poque, pour ĂŞtre encensĂ© par cette mĂŞme critique 20 ans plus tard, le classifiant parmi les cinq meilleurs albums de tous les temps (Rolling Stone Magazine). Le film Cocksucker Blues tournĂ© par Robert Frank pendant la tournĂ©e nord amĂ©ricaine ne sortira pas, car il prĂ©sentait une vision trop crue du groupe (drogues, groupies, destruction de chambres d'hĂ´tel, scènes d'orgies dans un avion). En 1973, l'inspiration du groupe commence Ă  flĂ©chir, Ă  cause de l'addiction de plus en plus prĂ©occupante Ă  l'hĂ©roĂŻne de Keith Richards. Ces problèmes de stupĂ©fiants ayant marquĂ© les autoritĂ©s françaises, le guitariste est dĂ©clarĂ© persona non grata dans l'Hexagone, y privant le groupe de tout concert pendant plusieurs annĂ©es. L'album qui sort la mĂŞme annĂ©e, Goat's Head Soup est nettement infĂ©rieur aux prĂ©cĂ©dents. MalgrĂ© tout il devient un succès commercial grâce Ă  la chanson Angie. La tournĂ©e europĂ©enne qui promeut l'album reste l'une des meilleures de leur carrière. Afin de satisfaire les spectateurs français malgrĂ© leurs dĂ©mĂŞlĂ©s judiciaires, les Rolling Stones et la radio RTL affrètent un train spĂ©cial Ă  destination d'un concert exceptionnel donnĂ© Ă  Bruxelles : le bootleg Brussels Affairs reflète le son excellent de cette tournĂ©e, les Stones sont au zĂ©nith de leurs prestations scĂ©niques, les prestations de Mick Taylor sont absolument fantastiques.

La période sombre

Départ de Mick Taylor - Arrivée de Ron Wood

En 1974 sort l'album It's Only Rock'n Roll, est le premier album produit sous le vocable de "Glimmer Twins", surnom du duo Jagger-Richards. L'album ouvre sur le titre If You Can't Rock Me avec Keith Richards Ă  la basse, suivi de Ain't Too Proud To Beg, reprise des Temptations. On notera le morceau Time Waits For No One, avec un solo de Mick Taylor très inspirĂ© et surtout le morceau soul Fingerprint File qui fait rĂ©fĂ©rence aux exactions du FBI et des dictatures sud amĂ©ricaines. Mick Taylor quittera, Ă  la grande surprise de tous, les Stones après l'album It's Only Rock'n'Roll[24] en 1974. Il sera remplacĂ© par Ron Wood, issu des Faces et ayant travaillĂ© avec Rod Stewart et Jeff Beck (en tant que bassiste). Bien que musicien moins accompli, il correspond mieux au reste du groupe par son look et son esprit (très « sex, drugs & rock'n'roll Â»). Plus de trente ans après son arrivĂ©e, il continue pourtant Ă  ĂŞtre encore considĂ©rĂ© comme « le petit nouveau Â».

Le batteur Charlie Watts lors d'un concert du groupe Ă  Hanovre en 2006

Années 75-85

Les années suivantes, jusqu'au mi-80, seront une période trouble. Keith Richards est dans ses addictions, la prison et les interdictions de séjours, la mort de proches[25], doutes musicaux, albums inégaux[26], arrivée du disco dans leur musique,fait qu'il y a des disputes entre Mick Jagger et Keith Richards. En 1981, les Stones réussissent quand même à sortir un album, Tatto You qui, sans être excellent, est intéressant; et celà, dans des conditions ou Jagger et Richards s'évitent la plupart du temps, enregistrant les pistes à des moments différents. En ressort un titre avec un riff fantastique, Start me up; d'autres titres comme Little T&A, Tops et Waiting for a friend sont intéressants.

SĂ©paration des Stones ?

L'arrestation de Keith à Toronto en 1977, qui risque sept ans de prison, met le groupe en péril et jette le doute sur la pérennité de la présence du guitariste au sein des Stones. Il est sauvé in extremis de la prison par une fan aveugle Blind Angel comme la surnomme Keith, qui convainc le juge de donner comme sentence, un concert des Stones pour amasser des fonds pour la cause des aveugles. Keith Richards reconnaîtra plus tard qu'elle lui a probablement sauvé la vie. Le sommet des troubles est atteint en 1986 avec l'album Dirty Work, sur lequel Bill Wyman et Charlie Watts jouent volontiers les absents[27]. Le titre de l'album est un clin d'œil aux fans, qui connaissent les difficultés du groupe. Cette période sera celle ou les Stones sont officieusement séparés; Jagger et Richards sortent tour à tour des albums solos qui obtiennent plus ou moins de succès. Ronnie Wood et Charlie Watts s'y mettent également et sortent des albums solos qui n'ont pas vraiment de succès.

L'éternel retour

Lors de l'intronisation du groupe au Rock & Roll Hall of Fame à Cleveland USA, les deux Glimmer s'évitent mais, finiront quand même par se parler (probablement au party de fin de soirée) et décideront de se revoir au cas ou la chimie fonctionnerait de nouveau. Ils synchronisent finalement leur horaire et mettre en marche l'album Steel Wheels; une forme de renaissance viendra avec cet album, qui verra les Stones, à nouveau soudés, retrouver l'inspiration et l'envie de jouer ensemble. Si les tournées se font dans des grands stades et deviennent un vrai business industriel[28], Keith insistera pour pouvoir toujours jouer dans des petites salles, plus ou moins officiellement, usant parfois de pseudonyme pour le groupe, afin de rester près des ses fans. À titre d'exemple, l'album Stripped est enregistré en partie à l'Olympia de Paris, et en partie au Paradiso Club d'Amsterdam.

Visiblement lassé de ne pas être crédité pour ses contributions, et peut être aussi des tournées incessantes dans les stades ou bien aussi par son avance en âge sur les autres[29], Bill Wyman quitte le groupe le 6 janvier 1993 pour prendre sa retraite. Il forme les Rhythms Kings, groupe comprenant des requins de studios, tous de ses amis, comme Peter Frampton, Albert Lee ou Gary Brooker, et enregistre plusieurs albums aux consonances blues et jazz. Il aura la satisfaction d'être le membre des Stones à avoir vendu le plus d'albums en solo. Il est remplacé par Darryl Jones qui amène une basse encore plus pesante que Bill Wyman et qui sied très bien au son des Stones; Daryl Jones ne sera jamais considéré un vrai Stone et ne sera pas présent sur les photos publicitaire des Stones, même s'il est très apprécié des membres du groupe.

Un nouvel album en 1994, Voodoo Lounge, encore plus « roots Â» que Steel Wheels, donne l'impression une fois de plus que les Stones sont de retour. Nouvelle tournĂ©e mondiale, et nouveau succès.

Les Stones sortent un nouvel album en 1997 (Bridges to Babylon), marquĂ© par la volontĂ© de s'inscrire dans l'air du temps (production des Dust Brothers, basse de Me'Shell NdegĂ©ocello, cosignature Ă  l'amiable du premier single avec K.D. Lang) tout en gardant le son traditionnel. Cet album, plutĂ´t moyen somme toute [rĂ©f. nĂ©cessaire], donne l'occasion d'une nouvelle tournĂ©e mondiale, qui durera de septembre 1997 Ă  septembre 1998, pour reprendre de janvier Ă  juin 1999. Le clip du titre vedette Anybody seen my baby est excellent et met en cause la très belle Angelina Jolie dans une tenue très très sexy.

Pour fĂŞter leurs quarante annĂ©es de carrière, les Rolling Stones repartent en tournĂ©e mondiale en 2002-2003. Cette tournĂ©e appelĂ©e Licks Tour voit les Stones au meilleur de leur forme depuis leurs plus grandes annĂ©es de gloire ! [rĂ©f. nĂ©cessaire] Ils n'ont pas d'album Ă  promouvoir cette fois, sinon une compilation qui comporte quatre titres inĂ©dits, Forty Licks (dont Losing my touch chantĂ© par Keith et le single Don't Stop). Pour cette tournĂ©e ils rĂ©pĂ©tent plus de quatre-vingt chansons tirĂ©es de l'ensemble de leur rĂ©pertoire (notamment des chansons jamais jouĂ©es sur scène comme Can't you hear me knockin). Ils en profiteront aussi pour Ă©cumer un grand nombre de petites salles, dont de nouveau l'Olympia Ă  Paris. La tournĂ©e, remarquĂ©e pour sa vigueur, le plaisir qu'ils ont Ă  jouer ensemble, le son et l'Ă©nergie, sera l'occasion du premier DVD des Rolling Stones, Four Flicks, qui donne trois concerts (New York : Madison Square Garden, Paris : Olympia et Twickenham) et plus de quarante chansons.

L'album A Bigger Bang apparaĂ®t Ă  certains, Ă  nouveau, comme une rĂ©surrection. Il est en effet enregistrĂ© dans le château français de Mick Jagger, avec de nombreux blues et des titres très « roots Â», et la « patte Â» de Keith. Mais peinant quelque peu Ă  se renouveler avec cet album de plus, ils ne font pas illusion auprès d'une partie de la critique et des fans.

Leur dernière tournĂ©e mondiale « A Bigger Bang Â» a commencĂ© le 21 aout 2005 Ă  Boston (USA). Après les Ă©tapes amĂ©ricaines (Nord et Sud), asiatiques et en OcĂ©anie, un accident très mĂ©diatisĂ© de Keith Richards (tombĂ© tĂŞte la première d'un cocotier) a contraint le groupe Ă  diffĂ©rer l'ouverture de la tournĂ©e europĂ©enne, bouleversant nombre de dates et en annulant quelques-unes. En France, deux concerts initialement prĂ©vus au Stade de France, furent fondus en une seule soirĂ©e le 28 juillet 2006, l'une de leurs meilleures prestations dans l'Hexagone selon de nombreux avis. Les Rolling Stones seront Ă©galement Ă  Nice le 8 aoĂ»t, renouant pour un soir au Palais NikaĂŻa (stade Charles Ehrmann) avec leur annĂ©es « Riviera Â». Se confirme aussi un retour de la tournĂ©e aux États-Unis, prĂ©vu dès septembre pour plusieurs mois.

Cette tournĂ©e « A Bigger Bang Â» est d'ores et dĂ©jĂ  devenue la plus lucrative de l'histoire de la musique, avec depuis l'automne 2005 des recettes de 437 millions $US et une audience de 3,5 millions de personnes pour 110 spectacles. Le groupe a Ă©galement attirĂ© deux millions de personnes lors du concert gratuit de Rio de Janeiro, sur la plage de Copacabana, en fĂ©vrier dernier.

Ainsi depuis la sortie de Voodoo Lounge en 1994, les Rolling Stones ont passé plus de sept ans sur scène, avec un évident plaisir qui, même s'il n'est pas dénué de manœuvres commerciales et de gains colossaux, démontre, s'il le fallait encore, que le groupe représente le seul témoignage de l'âge d'or du rock'n'roll, et la preuve que leur musique est intemporelle.

Les Stones sont considérés, avec les Beatles, les Who, Led Zeppelin et quelques autres, comme des inventeurs de la musique populaire moderne. Ils ont tenu à catégoriser dès les origines leur musique comme du Rhythm and Blues (d'après Ray Charles, c'était le nom donné autrefois au Rock and roll avant qu'il ne devienne à la mode), et se réclamèrent à plusieurs reprises de la filiation des grands bluesmen. Légendaires, ils continuent à attirer les foules, et apparaissent lors de grands événements, comme lors du Super Bowl[30].

Le nom du groupe vient, en effet, d'un titre de Muddy Waters, mais qui est Rolling Stone Blues et non Like a Rolling Stone de Bob Dylan repris par les Stones eux-mêmes pendant la tournée Voodoo Lounge de 1995 et Licks Tour.

Clips

Un aspect important des Rolling Stones est la qualitĂ© de leurs clips vidĂ©o. Truculents comme She Was Hot (« Elle Ă©tait chaude Â»), touchants comme Harlem Shuffle, simples comme Waiting On a Friend, allusions aux exactions des escadrons de la mort en AmĂ©rique centrale comme Undercover, et recourant pour certains Ă  des techniques comme l'image de synthèse, les manipulations vidĂ©o, voire le « portamento visuel Â» (Like a rolling stone), ils constituent des Ĺ“uvres Ă  part entière.

Discographie

Comme pour la plupart des artistes de l'époque, la discographie des Rolling Stones est problématique. En effet, avant 1967, des albums différents sont parus d'une part au Royaume-Uni (et pour l'Europe) et d'autre part aux États-Unis. Ensuite, les toutes premières chansons du groupe furent éditées à une période où le format 33-tours n'était pas encore démocratisé, et beaucoup de faces B de 45-tours ne figurent toujours sur aucun album. En outre, leur discographie non-officielle, les Bootleg, sont, tout au moins dans les vingt premières années de carrière, aussi voire beaucoup plus nombreux que leurs disques officiels, les Rolling Stones étant sur le podium des groupes les plus piratés de l'époque, aux côtés de Led Zeppelin et d'Aerosmith.

Albums originaux

CuriositĂ© : Ă©dition française (1964)

  • Around and around (1964)

Éditions britanniques (avant 1967)

  • The Rolling Stones (1964)
  • The Rolling Stones No. 2 (1965)
  • Out of Our Heads (1965)
  • Aftermath (1966)
  • Between the Buttons (1967)

Éditions américaines (avant 1967)

  • England's Newest Hit Makers (1964)
  • 12 X 5 (1964)
  • The Rolling Stones, Now ! (1965)
  • Out of Our Heads (1965)
  • December's Children (and Everybody's) (1965)
  • Aftermath (1966)
  • Between the Buttons (1967)

Éditions internationales (depuis 1967)

AnnéeAlbumCharts
France Canada BelgiqueSuisseRoyaume-Uni
1967Their Satanic Majesties Request1---3
1968Beggars Banquet1---3
1969Let It Bleed1---1
1971Sticky Fingers3---1
1972Exile on Main Street8---1
1973Goats Head Soup1---1
1974It's Only Rock'n Roll1---2
1976Black and Blue1---2
1978Some Girls2---2
1980Emotional Rescue1---1
1981Tattoo You1---2
1983Undercover11--53
1986Dirty Work9--14
1989Steel Wheels6--22
1994Voodoo Lounge2--11
1997Bridges to Babylon22-36
2005A Bigger Bang31312

Albums en concert

  • 1966 : Got Live If You Want It!
  • 1970 : Get Yer Ya-Ya's Out!
  • 1977 : Love You Live
  • 1982 : Still Life – American Concert 1981
  • 1991 : Flashpoint
  • 1995 : Stripped
  • 1996 : The Rock and Roll Circus
  • 1998 : No Security
  • 2004 : Live Licks
  • 2008 : Shine a Light

Compilations et albums de collection

  • Big Hits - High Tide and Green Grass (1966)
  • Flowers (1967)
  • Through the Past Darkly (Big Hits Vol. 2) (1969)
  • Stone Age (1971)
  • Milestones (1971)
  • Gimme Shelter (1971)
  • Hot Rocks 1964-1971 (1972)
  • Rock N' Rolling Stones (1972)
  • More Hot Rocks (Big Hits & Fazed Cookies) (1972)
  • No Stone Unturned (1973)
  • Metamorphosis (1975)
  • Rolled Gold (1975)
  • Made in the Shade (1975)
  • Time Waits for No One (1978)
  • Sucking in the Seventies (1981)
  • Solid Rock (1981)
  • Slow Rollers (1981)
  • Rewind (1971-1984) (1984)
  • The London Years (1989)
  • Jump Back '71-'91 (1993)
  • Forty Licks (2002)
  • Rarities (2005)
  • Rolled Gold Plus - The Very Best Of The Rolling Stones (2007)

Quelques bootlegs

Liste non exhaustive, car encore plus problĂ©matique Ă  rĂ©aliser que pour les disques officiels ; les Bootleg des Stones se rĂ©partissant eux-mĂŞmes en 3 sous-catĂ©gories : les pirates live, les pirates studios, et les interviews[31].

  • 1962 Little Boy Blue And the Blue Boys : Home recordings 1961/62
  • 1969 The trident mixes
  • 1970 Thee satanic sessions
  • 1972 Welcome to New York! (live)
  • 1973 Brussels Affair
  • 1975 Reggae 'n' roll
  • 1978 Some more girls
  • 1978 Place Pigalle - Some more girls 2
  • 1979 The black album
  • 1984 On top of old smokey (live)
  • 1995 Miami dice (live)

Vidéographie

  • 1964 : T.A.M.I. Show[32]
  • 1966 : Charlie is My Darling de Pete Whitehead. Un documentaire sur leur tournĂ©e en Irlande.
  • 1968 : One + One / Sympathy for the Devil, film de Jean-Luc Godard (DVD). La sĂ©ance d'enregistrement en studio de Sympathy for the Devil devient la matière d'une rĂ©flexion qui se veut politique.
  • 1969 : The Stones in the Park (VHS)
  • 1970 : Cinq plus un, film de Guy Job[33]
  • 1970 : Gimme Shelter de David Maysles et Albert Maysles. Un documentaire tournĂ© lors du concert d'Altamont lors duquel un de leur fan est tuĂ© par un Hell's Angel.
  • 1972 : Cocksucker Blues du photographe Robert Frank. Un documentaire sulfureux qui fut interdit de diffusion par les Stones.
  • 1981 : Let's Spend the Night Together de Hal Hasby (VHS). Un documentaire sur la tournĂ©e du groupe aux États-Unis.
  • 1984 : Video Rewind (VHS)
  • 1989 : 25x5 - The continuing adventures of the Rolling Stones (VHS)
  • 1990/1994 : Live At the Max (VHS+DVD) de Julien Temple. Un documentaire sur la tournĂ©e "Steel Wheels", en format gĂ©ant Imax.
  • 1995 : Voodoo Lounge (Concert de Miami le 25 novembre 1994) (VHS+DVD)
  • 1996 : The Rock and Roll Circus (DVD - concert de 1968)
  • 1998 : Live Bridges To Babylon (concert de St Louis le 11 dĂ©cembre 1997) (VHS+DVD)
  • 2001 : Gimme Shelter (VHS)
  • 2002 : Four Flicks (Coffret 4 DVD, incluant 3 concerts, dont l'Olympia de Paris le 11 juillet 2003)
  • 2005 : The rolling stones (17 clips des annĂ©es 1964 Ă  1983) Falcon neue Medien 0370 (DVD)
  • 2006 : Brian Jones & les Rolling Stones (DVD)
  • 2007 : The Biggest Bang (Coffret 4 DVD)
  • 2006/2008 : Shine a Light, film de Martin Scorcese. Un documentaire tournĂ© lors de deux concerts donnĂ©s Ă  New York, les 20 octobre et 1er novembre 2006 au Beacon Theater, au profit de la Fondation Bill Clinton.

Extraits d'interviews

1969

Q : ĂŠtes-vous davantage satisfaits aujourd'hui après le succès de (I Can't Get No) Satisfaction ?

  • R: « Sexuellement satisfaits, financièrement pas satisfaits et philosophiquement Ă  l'essai. Â» (Mick Jagger)

1987

Q : Vous devez avoir zonĂ© partout en 25 annĂ©es de travail avec les Stones ?

  • R: « Oui, zonĂ© 20 et travaillĂ© 5. Â» (Charlie Watts)

1996

Q : Daryll Jones (successeur de Bill Wyman Ă  la basse) sera-t-il un jour considĂ©rĂ© comme membre Ă  part entière des Stones ?

  • R: « Oui, tous les gens qui jouent des chansons des Rolling Stones avec moi sont des Rolling Stones. Â» (Keith Richards)
  • R: « Non, le groupe est trop vieux. Â» (Mick Jagger)

199?

Q : Quel est votre sentiment Ă  propos de la dĂ©cision de la reine d'Angleterre, concernant votre anoblissement ? (Mick Jagger est devenu Lord.)

  • R: « Je suis très content d'ĂŞtre rĂ©compensĂ© pour 30 ans de mauvaise conduite. Â» (Mick Jagger)
  • R: « HĂ© les gars, n'essayez pas de vieillir avec Ă©lĂ©gance, ça ne vous irait pas ! Â» (Pete Townshend durant un discours d'intronisation des Stones au « Rock 'n' Roll Hall of Fame Â».)

Q : Vous savez pourquoi la cĂ©lèbre marque de cigarettes amĂ©ricaines, avec un cow-boy sur le paquet rouge et blanc, a des bouts filtres blancs aux USA et jaunes en Europe ?

  • R: « C'est pour permettre Ă  Keith Richards de savoir sur quel continent il se trouve, parce que sinon… Â» [rĂ©f. nĂ©cessaire]

Citations

  • « Les Stones symbolisent la vitalitĂ© Ă  l'Ă©tat pur et c'est pourquoi ils sont toujours prĂ©sents aujourd'hui Â», Martin Scorcese, 2008.

Bibliographie

Articles

  • (Dossier, coordonnĂ© par Jean-Dominique Brierre en collaboration avec Jean-Marie Leduc), « The Rolling Stones Â», Paroles et Musique, p. 23-37 :
    • Jean-Dominique Brierre, « Le style des Stones Â», p. 36, 37.
    • Jean-Dominique Brierre, traductions-adaptations :
      • « La Fille des faubourgs (Back Street Girl) Â», p. 33 ;
      • « L'Émeutier (Street Fighting Man) Â», p. 34.
    • Thierry Chatain, « L'histoire Â», p. 25-29 ;
      • Jean-Marie Leduc, encadrĂ©s in Thierry Chatain :
        • « Mick Jagger Â», p. 25 ;
        • « Brian Jones Â», p. 28 ;
        • « Keith Richards Â», p. 27 ;
        • « Ian Stewart Â», p. 29 ;
        • « Mick Taylor Â», p. 26 ;
        • « Charlie Watts Â», p. 28 ;
        • « Ron Wood Â», p. 26 ;
        • « Bill Wyman Â», p. 27.
    • Jean-Marie Leduc, « Interviews Â», p. 31-35 :
      • « Mick Jagger : « C'est l'Ă©nergie qui nous a tenus… Â» Â», p. 31-33 ;
      • « Keith Richards : « Oublions la moitiĂ© du groupe… Â» Â», p. 34-35 ;
      • « Ron Wood : « J'ai dĂ» me battre pour gagner mes sous !… Â» Â», p. 34-35.
    • Robert Schlockoff, « Le cinĂ©ma des Stones Â», p. 30.

Revues, magazines…

  • Music Geant, Hors-sĂ©rie nÂş 4, « Le Monde des Rolling Stones Ă  travers leurs interviews Â», s. d.
  • Extra, nÂş 26, janvier 1973
  • Best, nÂş 54, janvier 1973
  • Best, nÂş 55, fĂ©vrier 1973
  • Best, nÂş 56, mars 1973
  • Best, nÂş 58, mai 1973
  • Best, nÂş 63, octobre 1973
  • Rock & Folk, nÂş 81, octobre 1973
  • RTL'Rock, « SpĂ©cial Rolling Stones Â», octobre 1973
  • Extra, nÂş 37, dĂ©cembre 1973
  • Best, nÂş 76, novembre 1974
  • Best, nÂş 144, juillet 1980
  • Best, nÂş 145, aoĂ»t 1980
  • Best, nÂş 167, juin 1982
  • Guitare Magazine, nÂş 20, juin 1982
  • Salut !, nÂş 175, du 9 au 22 juin 1982
  • Rock & Folk, nÂş 185, juin 1982
  • Rock en Stock, nÂş 53, juin 1982
  • Best, nÂş 168, juillet 1982
  • Rock & Folk, nÂş 186, juillet 1982
  • Rock en Stock, nÂş 54/55, juillet/aoĂ»t 1982
  • Photo, nÂş 197, fĂ©vrier 1984
  • Best, nÂş 169, aoĂ»t 1982
  • Rock & Folk, nÂş 217, mars 1985
  • Paroles et Musique, nÂş 65, dĂ©cembre 1986, (Dossier)
  • L'ÉvĂ©nement &, Hors-sĂ©rie nÂş 1, « SpĂ©cial Rolling Stones Â», juin 1990
  • Musicien, Hors-sĂ©rie nÂş 2, « SpĂ©cial Rolling Stones Â», 1990
  • Best, nÂş 264, juillet 1990
  • Best, nÂş 265, aoĂ»t 1990
  • Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 1, « 1966-1990 Nos annĂ©es Stones Â», 1990
  • Jukebox Magazine, nÂş 72, juillet-aoĂ»t 1993
  • Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 10, « Nos annĂ©es Stones : 1963-1995 Â», juin 1995
  • Rock & Folk, Hors-sĂ©rie nÂş 12, « 30 ans de rock et de folk Â», novembre 1996
  • Jukebox Magazine, nÂş 231, juin 2006
  • Rock & Folk, nÂş 466, juin 2006
  • Blues Again !,n° 6, juillet/aoĂ»t/septembre 2006

Livres

  • (en) David Dalton, Rolling Stones - An unauthorized biography in words, photographs and music, Amsco Music Publishing Company, New York, 1971 (ISBN 0825616692)
  • Philippe Bas-RabĂ©rin, Les Rolling Stones, Albin Michel / Rock & Folk, coll. « Rock & Folk Â», Paris, 1972, 192 p.
  • (en) Tony Scaduto, Mick Jagger : Everybody's Lucifer, Berkeley Publishing Corporation, New York, 1974, 297 p. + 16 p. H. T.
  • François Jouffa, Jacques Barsamian, Stones-story, Éditions de France, coll. « Story Â», Paris, s. d. (1976), 160 p.
  • (en) Robert Greenfield, S.T.P. A Journey Through America With the Rolling Stones, 2002 (ISBN 0304811995) Modèle:RĂ©fĂ©rence Ă  complĂ©ter
  • Robert Greenfield (trad. Philippe Paringaux), S.T.P. Ă€ travers l'AmĂ©rique avec les Rolling Stones, Les HumanoĂŻdes associĂ©s, coll. « Speed 17 Â», Paris, 1977, 395 p. + 16 p. H. T. (ISBN 2902123191)
  • Roy Carr (trad. J. M. Denis), The Rolling Stones, Éditions Delville, Paris, 1976, 120 p. (ISBN 2859220038)
  • (en) David Dalton, The Rolling Stones : The First Twenty Years [« Les Rolling Stones : Les Vingt premières annĂ©es Â»], Alfred A. Knopf, New York, 1981, 192 p. (ISBN 0394524276)
  • (en) Robert Palmer, Mary Shanahan, The Rolling Stones [« Les Rolling Stones Â»], Sphere Books Limited, Londres, 1984, 256 p. (ISBN 0722166567)
  • (en) Philipp Norman, The Stones, Penguin (ISBN 0140174117) [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • Philipp Norman (trad. Éditions Robert Laffont), Les Stones, Éditions Robert Laffont, 1984, 410 p. + 8 p. H. T. (ISBN 2221045750)
  • (en) Felix Aeppli, Heart of Stone : The Definitive Rolling Stones Discography, 1962-1983 [« Heart of Stone : Discographie complète des Rolling Stones, 1962-1983 Â»], Pierian Press, Ann Arbor, coll. « Rock & Roll Reference, nÂş 17, 1985, xliv + 535 p. (ISBN 0876501927)
  • (en) Martin Elliott, The Rolling Stones Complete Recording Sessions 1963 – 1989 : A Sessionography, Discography and History of Recordings From the Famous Chart-toppers to the Infamous Rarities, January 1963 – November 1989 Modèle:Trasou, Blandford, Londres, 1990, 224 p. (ISBN 0713721189)
  • David Carter (trad. Jacques Collin), Les Rolling Stones, Éditions Hors Collection, s. l., 1994, 80 p. (ISBN 2258058820)
  • (en) Bill Wyman, Stone Alone, 1996 (ISBN 0306807831) [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • Steve Appleford (trad. Jacques Collin), L'IntĂ©grale Rolling Stones : Les Secrets de toutes leurs chansons, Éditions Hors Collection, s. l., 1997, 256 p. (ISBN 2258048834)
  • (en) James Phelge, Nankering With the Rolling Stones, 2000 (ISBN 1556523734) Modèle:RĂ©fĂ©rence Ă  complĂ©ter
  • (en) Stanley Booth, The True Adventures of the Rolling Stones, 2000 (ISBN 1556524005) Modèle:RĂ©fĂ©rence Ă  complĂ©ter
  • François Bon, Les Rolling Stones, une biographie, 2002 (ISBN 2213613087) Modèle:RĂ©fĂ©rence Ă  complĂ©ter
  • Jacques Barsamian, François Jouffa, Les Stones : 40 ans de rock & roll, Éditions Ramsay, Paris, 2003, 500 p. (volume de texte), 32 p. (album photos), CD Aux sources des Stones (ISBN 2841146537)
  • (en) Bill Wyman, Rolling with the Stones, 2003 (ISBN 0789499983) Modèle:RĂ©fĂ©rence Ă  complĂ©ter
  • The Rolling Stones (traduction française), Selon les Rolling Stones, Fayard, 2003 (ISBN 2-213-61679-5)
  • (en) Andrew Loog Oldham, Rolling Stoned, Flammarion, 2006 [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • Philippe ManĹ“uvre, Stoned [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • Gered Mankowitz, The Rolling Stones - Out of Their Heads. Photographs 1965-67 and 1982 (ISBN 389602664X) Modèle:RĂ©fĂ©rence Ă  complĂ©ter
  • Plusieurs livres de photos d'art (+ les livres de Wyman et Wood) chez Genesis Publications [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • François Bon : Rolling Stones, une biographie, 600 pages sur les Rolling Stones

Voir aussi

Liens externes

  • (en) Site officiel des Rolling Stones

Notes et références

  1. ↑ « Dear Sir, I am writing on behalf of the “Rollin’ Stones” Rhythm and Blues band. Â». DĂ©but de la lettre datĂ©e du « 2. 1. 63. Â» – 2 janvier 1963 ou 1er fĂ©vrier 1963 ? – envoyĂ©e par Brian Jones au “Jazz Club” en vue de passer une audition. Brian prĂ©cise la composition du groupe : « Our front line consists of : vocal + harmonica (electric), and two guitars, supported by a rhythm section comprising bass, piano, and drums. Â» ; fac-similĂ© publiĂ© avec traduction par Gavin Martin, Interview d'Outre-Tombe : 1994 Brian vous parle, première parution le 9 juillet 1994 dans NME, repris (trad. : Stan Cuesta) dans Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 10, « Nos annĂ©es Stones : 1963-1995 Â», juin 1995, p. 37.
  2. ↑ Voire « Brian Jones and Mick Jagger & The Rollin’ Stones Â» pour leur première apparition sur scène en juin 1962, Thierry Chatain, article citĂ©, p. 25, 2e col.
  3. ↑ Nom qui servira de base au pseudonyme « Nanker Phelge Â» utilisĂ© par les Stones Ă  leur dĂ©but pour certains de leurs titres.
  4. ↑ « Pour sa première apparition rĂ©munĂ©rĂ©e sur scène, Mick Jagger touche la somme de dix-sept shillings et six pences. Soit un peu moins de dix francs pour chanter avec le groupe Blues Incorporated d'Alexis Korner dans un club de Londres. Â», Paul Rambali, « Money… Honey… Â», article publiĂ© dans Vogue-Hommes en fĂ©vrier 1994 reproduit dans Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 10, « Nos annĂ©es Stones : 1963-1995 Â», juin 1995, p. 98-104, p. 98 § « 1962 Â». Ă€ titre de comparaison, Charlie Watts, le seul Stone Ă  exercer alors une activitĂ© salariĂ©e, gagne annuellement 200 ÂŁ comme graphiste dans une agence de publicitĂ©.
  5. ↑ Un pub dans lequel ils répétaient.
  6. ↑ Diddley Daddy et Road Runner de Bo Diddley, Bright Lights Big City et Baby What's Wrong? de Jimmy Reed, et I want To Be loved de Willie Dixon.
  7. ↑ Eliot F. (Joe Staline ?), Flash !, mai 1995, in Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 10, « Nos annĂ©es Stones : 1963-1995 Â», juin 1995, p. 142-144, p. 142 § 2 et photographie.
  8. ↑ Sur les conseils de Peter Jones, journaliste qui avait chroniqué les Stones après les avoir vus au Crawdaddy Club.
  9. ↑ BenoĂ®t Feller, « Stonologie Â», in Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 10, « Nos annĂ©es Stones : 1963-1995 Â», juin 1995, p. 10-21, p. 12.
  10. ↑ Dick Row est surnommĂ© dans le milieu « The man who turned down the Beatles. Â».
  11. ↑ Sorti en juin 1963, rĂ©fĂ©rence : Decca F11675.
  12. ↑ Les Stones ne seront jamais contents de l'enregistrement et du choix du titre imposĂ© par leur manager [rĂ©f. nĂ©cessaire], et ne joueront jamais ce titre sur scène.
  13. ↑ Sorti en novembre 1963, rĂ©fĂ©rence : Decca F11764.
  14. ↑ Pas encore signĂ© « Jagger/Richards Â», mais « Nanker Phelge Â», pseudonyme utilisĂ© pour crĂ©diter l'ensemble du groupe.
  15. ↑ Qui recouvraient juste les oreilles !
  16. ↑ Tenue de scène quasi obligatoire de l'Ă©poque, que mĂŞme les Beatles avaient adoptĂ©e dès leur premier single, rejetant « perfecto Â» et cheveux gominĂ©s aux oubliettes.
  17. ↑ Comme uriner (Mick, Bill et Brian, le 23 juillet 1965) sur les pompes d'une station-service qui refuse de leur ouvrir ses toilettes, grand scandale pour l'Ă©poque dans un Royaume-Uni civique !
  18. ↑ James Phelge : « Brian was more preoccupied with his domestic situation and seemed to have no spare time. Â», dans son livre Nankering With the Rolling Stones. [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  19. ↑ L'un conçu au lycée, l'autre en 61 avec Pat Andrew, avec qui il vit plus ou moins régulièrement.
  20. ↑ Performance, avec Anita Pallenberg.
  21. ↑ http://fr.youtube.com/watch?v=FwonYPsz7NM&feature=related
  22. ↑ par le célèbre article de William Rees-Mogg en juillet 1967: "Who breaks a butterfly on a wheel?"
  23. ↑ Qui a fait découvrir Eric Clapton et Peter Green.
  24. ↑ Le single It's Only Rock'n'Roll sera composé et en partie enregistré chez Ron Wood, avec ce dernier et Mick Jagger aux guitares, David Bowie dans les chœurs, Kenny Jones à la batterie, et Willie Weeks à la basse (dixit Bill Wyman dans son livre Rolling With The Stones, page 424).
  25. ↑ Dont Graham Parson et Ian Stewart.
  26. ↑ It's Only Rock'n'Roll et Black and Blue ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des albums majeurs. [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  27. ↑ Plusieurs invités contribueront à cet album, dont Tom Waits, Jimmy Cliff, Steve Naïve et les guitaristes Jimmy Page et Bobby Womack.
  28. ↑ Géré par Jagger.
  29. ↑ Il a 7 ans de plus que Mick et Keith.
  30. ↑ (en) Stones' Super Bowl songs censored.
  31. ↑ Joe Staline, Nos annĂ©es bootlegs, mai 1995, in Rock & Folk, SpĂ©cial Hors-sĂ©rie nÂş 10, « Nos annĂ©es Stones : 1963-1995 Â», juin 1995, p. 136-140.
  32. ↑ « Le premier film jamais tournĂ© sur un concert de rock dĂ©voile les Stones au dĂ©but de leur carrière avec le T.A.M.I. Show oĂą l'on retrouve, en octobre 1964, James Brown et les SuprĂŞmes, Chuck Berry et les Beach Boys. Â», Robert Schlockoff, article citĂ©.
  33. ↑ « Cinq Â», ce sont les Stones filmĂ©s Ă  Hyde Park le 5 juillet 1969 concurremment Ă  Jo Durden Smith, The Stones in the Park ; « plus un Â», c'est Johnny Halliday, filmĂ© au Palais des sports.


The Rolling Stones
Mick Jagger | Keith Richards | Charlie Watts | Ron Wood
Brian Jones | Bill Wyman | Mick Taylor | Dick Taylor | Ian Stewart
Management & Production
Andrew Loog Oldham | Allen Klein | Jimmy Miller
Albums
Albums studios : The Rolling Stones / England's Newest Hit Makers (1964) | 12 X 5 (1964) | The Rolling Stones, Now ! (1965) | The Rolling Stones No. 2 (1965) | Out of Our Heads (1965) | December's Children (and Everybody's) (1965) | Aftermath (1966) | Between the Buttons (1967)
Their Satanic Majesties Request(1967) | Beggars Banquet (1968) | Let It Bleed (1969) | Sticky Fingers (1971) | Exile on Main Street (1972) | Goats Head Soup (1973) | It's Only Rock'n Roll (1974) | Black and Blue (1976) | Some Girls (1978) | Emotional Rescue (1980) | Tattoo You (1981) | Undercover (1983) | Dirty Work (1986) | Steel Wheels (1989) | Voodoo Lounge (1994) | Bridges to Babylon (1997) | A Bigger Bang (2005)

Albums live : Got Live If You Want It (1966) | Get Yer Ya-Ya's Out! (1970) | Love You Live (1977) | Still Life – American Concert 1981 (1982) | Flashpoint (1991) | Stripped (1995) | The Rock and Roll Circus (1996) | No Security (1998) | Live Licks (2004)

Compilations : Big Hits - High Tide and Green Grass (1966) | Flowers (1967) | Hot Rocks 1964-1971 (1971) | Metamorphosis (1975) | Rolled Gold (1975) | Made in the Shade (1975) | Forty Licks (2002)

Filmographie
One plus One (1968) | The Stones in the Park (1969) | Cocksucker Blues (1972) | Let's Spend the Night Together (1982) | Video Rewind (1984) | 25x5 - The continuing adventures of the Rolling Stones (1989) | The Rock and Roll Circus (1996) | Gimme Shelter (2000)
Voir aussi
Billy Preston | Nicky Hopkins | Marianne Faithfull | Jack Nitzsche
L'Histoire des Rolling Stones | Altamont
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