Biographie Roger Federer
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| Carrière professionnelle | ||||||
| 1998 – aujourd'hui | ||||||
| Pays | ||||||
| Naissance | 8 août 1981 | |||||
| Taille / poids | 187 cm / 80 kg | |||||
| Prise de raquette | Droitier, revers à une main | |||||
| Entraîneur(s) | Darren Cahill | |||||
| Gains en tournois | 43 389 181 US $ | |||||
| Palmarès | ||||||
| En simple | ||||||
| Titre(s) | 57 | |||||
| Finale(s) perdue(s) | 21 | |||||
| Meilleur classement | 1er (2 février 2004) | |||||
| En double | ||||||
| Titre(s) | 8 | |||||
| Finale(s) perdue(s) | 4 | |||||
| Meilleur classement | 24e (9 juin 2003) | |||||
| Meilleurs résultats en Grand Chelem | ||||||
| Aust. | R.-G. | Wim. | US | |||
| Simple | V(3) | F(3) | V(5) | V(5) | ||
| Double | 1/16 | 1/64 | 1/4 | 1/16 | ||
| Médaille(s) olympique(s) | ||||||
| Double | 1 | |||||
| Titre(s) par équipe nationale | ||||||
| Hopman Cup | 1 | |||||
Mise à jour de la boîte : 16 août 2008 • Actualiser | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Roger Federer est un joueur de tennis suisse, né le 8 août 1981 à Bâle. Il a commencé sa carrière en tant que professionnel en 1998 et a occupé la première place du classement ATP technique pendant 237 semaines consécutives du 2 février 2004 au 17 août 2008. Vainqueur de 13 tournois du Grand Chelem[1],[2] et détenteur de nombreux records, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire du tennis[3],[4],[5].
Sommaire
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Biographie
Roger Federer est né le 8 août 1981 à Bâle[6] d'un père suisse et d'une mère sud-africaine. Il est originaire de Münchenstein, dans le canton de Bâle-Campagne, ville où il a grandi, et qui est située à 10 minutes de Bâle, proche des frontières allemandes et françaises. Il réside encore aujourd'hui dans le même canton de Bâle-Campagne, mais dans la commune d'Oberwil.
Il a également une sœur, Diana Federer, de 20 mois son aînée.
Très doué pour le football, Federer a un certain temps envisagé d'entamer une carrière de footballeur, mais a choisi de s'orienter dans le tennis. Il continue d'ailleurs de supporter son club de football, le FC Bâle, bien qu'il soit fan du club italien AS Rome. Il participe aussi régulièrement à la Coupe Davis. Il a commencé le tennis a l'age de 6 ans.
Federer avait comme idoles les « anciens » Boris Becker, Stefan Edberg[6], Marcelo Rios[7] et Pete Sampras. Il vouait également une grande admiration pour Michael Jordan[8]. En dehors du tennis, il aime bien pratiquer des sports tels que le golf, le football, le ski[6] ou encore le squash, bien qu'en raison de risques de blessures, il lui soit difficile de les pratiquer. Il est sponsorisé par de nombreuses marques telles que Nike, Gillette ou Rolex. De plus, il a lancé sa propre ligne de produits cosmétiques en octobre 2003, nommé RF Cosmetics[9].
Il est actuellement en couple avec l'ancienne joueuse de tennis suisse d'origine slovaque Miroslava (Mirka) Vavrinec (ex-76e joueuse mondiale), qu'il rencontra lors des JO de Sydney en 2000. Cette dernière est par ailleurs son manager. Ses lieux de vacances favoris sont les Maldives, Dubaï et les Alpes. Il est également ami avec le champion de golf et actuel numéro 1 mondial, l'Américain Tiger Woods ainsi qu'avec le footballeur français Thierry Henry. Federer est catholique et a rencontré le Pape Benoit XVI lors du tournoi de Rome en 2006[10].
Parcours
1981-1997 : jeunes années
Roger Federer commence à jouer au tennis dès l’âge de trois ans et intègre cinq ans plus tard le club de tennis TC Old Boys dans sa ville natale de Bâle. Il est entraîné par le Suisse Seppli Kacovsky de 1989 à 1994 et par l’Australien Peter Carter qui lui donne des cours particuliers jusqu’en 1995. Durant cinq ans, ses efforts vont lui permettre de devenir champion national dans toutes les catégories junior. C’est ainsi que Federer, à l’âge de douze ans, décide de poursuivre sa formation comme joueur de tennis. En 1995, il intègre le Centre National Suisse d’Ecublens où il ne remporte pas moins de sept tournois juniors de 1995 à 1997. Durant cette période, Federer va également apprendre à parler le français, ce qui va lui permettre de faire ses premiers entretiens avec des francophones. Lorsqu'à 15 ans, élève du centre national suisse de tennis, on lui demande quels sont ses buts de sportif, le Bâlois ne manque pas d'ambition. Si ses camarades admettent « vouloir passer professionnel ou intégrer les 100 meilleurs joueurs du monde », lui affirme déjà clairement vouloir devenir «numéro un mondial». À partir de 1997, Federer commence à participer à des tournois internationaux et remporte en mai à Prato son premier grand tournoi junior. Dans le même temps (Federer est alors âgé de 16 ans), il est décidé d’abandonner l’école et de concentrer son avenir uniquement sur une carrière de tennisman. Un pari risqué car bien qu’il ait commencé à se forger un nom sur le circuit junior, il ne peut pas vivre seul de ses résultats sportifs.
1998 - 2000 : débuts en tant que professionnel
Le premier match professionnel de Roger Federer remonte en juillet 1998 lors du tournoi de Gstaad, auquel il accède grâce à une wild card. Il s'incline au premier tour face au 88e joueur mondial Lucas Arnold Ker 6-4, 6-4. Les deux seuls matchs qu'il remporte sur le circuit sénior durant l'année l'ont été à l'Open de Toulouse, où il atteint les quarts de finale mais chute face au futur vainqueur du tournoi, Jan Siemerink, alors 20e mondial. On peut également noter sa défaite face à Andre Agassi 6-3, 6-2 au premier tour du tournoi de Bâle. Cette même année, sur le circuit junior, il termine numéro un mondial et remporte à la fois le tournoi de Wimbledon (en simple, sans perdre un set, et en double avec Olivier Rochus) et l'Orange Bowl, l'officieux championnat du monde juniors, où il s'impose en finale face à Guillermo Coria.
Il atteint également la finale de l'US Open junior, mais doit s'incliner 6-3, 7-5 face à David Nalbandian, ainsi que la demi-finale de l'Open d'Australie junior, éliminé en trois sets.
1999 marque ses débuts en Coupe Davis - en mars à Neuchâtel, où il contribue à la victoire suisse face à l'Italie en remportant un de ses deux simples - et en Grand Chelem à Roland Garros où il s'incline au premier tour (face à Patrick Rafter, alors n°3 mondial), tout comme à Wimbledon après un match intense de 5 sets face à Jiri Novak.
Il termine pour la première fois l'année dans les 100 premiers mondiaux (64e) grâce à de bons résultats en fin de saison. Ses meilleurs résultats de l'année sont sa victoire au tournoi Challenger de Brest, ses quarts de finale à Rotterdam et Bâle ainsi que sa demi-finale à l'Open de Vienne après avoir éliminé trois joueurs du top 50. On peut également noter ses deux demi-finales dans les challengers de Surbiton et Ljubljana. L'apport de nouveaux coachs (Dr. Guerin & Dariel) lui donne plus d'assurance et de sérénité sur le court.
Federer dispute la première finale de sa carrière au début de l'année 2000 à Marseille où il s'incline face à son compatriote Marc Rosset. Lors des JO de Sydney, il rate de peu la médaille de bronze en perdant de justesse face au Français Arnaud di Pasquale. Il passe trois tours à Roland-Garros et deux à l'Open d'Australie et à Wimbledon. Une nouvelle défaite achève cette saison en demi-teinte ; il s'incline en finale de « son » tournoi à Bâle en cinq sets très disputés face au Suédois Thomas Enqvist.
2001 - 2003 : la naissance d'un champion
En février 2001, Federer remporte son premier tournoi en simple à Milan et son premier tournoi en double à Rotterdam avec Jonas Björkman. Il brille enfin en Grand Chelem en atteignant les quarts de finale à Roland-Garros et Wimbledon. Lors du tournoi londonien, il bat Pete Sampras en cinq sets accrochés en huitièmes de finale, mettant fin au règne de l'Américain sur le gazon britannique. Ce match restera comme l'unique confrontation entre les deux hommes. Cette saison se termine comme la précédente par une défaite en finale du tournoi de Bâle; il est cette fois-ci nettement dominé par l'Anglais Tim Henman.
Federer commence l'année 2002 par une victoire au tournoi de Sydney. Il dispute sa première finale en Masters Series au mois de mars lors du tournoi de Miami à Key Biscayne, où il est défait en 4 sets par Andre Agassi. En mai, il obtient une deuxième chance lors du Masters Series de Hambourg, chance qu'il saisit pleinement en dominant aisément le Russe Marat Safin en finale. Tout le monde le voit alors briller lors de deux Grand Chelems européens. Mais Federer s'incline au 1er tour à Roland-Garros et Wimbledon. Certains commencent alors à douter des possibilités mentales du Suisse lors des grands rendez-vous. Au début d'août, il apprend la mort accidentelle de Peter Carter, le capitaine de l'équipe suisse de Coupe Davis et entraîneur de sa jeunesse, un homme qui comptait beaucoup pour lui. Très touché par cette tragédie, il ne peut stopper l'hémorragie de défaites lors de la tournée américaine. Néanmoins, une superbe fin de saison lui permet de se qualifier in extrémis pour la Masters Cup disputée à Shanghai où il perd en demi-finale face à l'Australien Lleyton Hewitt au terme d'une rencontre très serrée.
Federer commence 2003 sur les mêmes bases élevées que la fin de saison précédente. Il remporte les tournois de Marseille et Dubaï en février, le tournoi de Munich sur terre battue deux mois plus tard, atteint la finale du Masters Series de Rome et contribue largement à la qualification de la Suisse pour les demi-finales de la Coupe Davis grâce aux succès face aux Pays-Bas et à la France. Mais il s'incline une nouvelle fois au 1er tour de Roland-Garros face au Péruvien Luis Horna. Il remporte ensuite le tournoi de Halle qui lui sert de préparation à Wimbledon où Federer obtiendra cette année là son premier titre du Grand Chelem, ne lâchant qu'un seul set durant toute la quinzaine.
La fin de saison est plus difficile et Federer réalise des résultats moyens. Il remporte cependant la Masters Cup en battant ses adversaires un par un pour s'adjuger son septième titre de la saison. Il finit l'année à la 2e place mondiale derrière Andy Roddick.
En décembre, Federer annonce qu'il se sépare de son entraîneur Peter Lundgren qui était à ses côtés depuis 4 ans. Peut-être encore plus surprenant, il déclare qu'il n'a pas l'intention pour l'instant d'avoir un nouvel entraîneur.
2004 - 2006 : au sommet du tennis mondial
Grâce à ses victoires à l'Open d'Australie (contre Marat Safin), Wimbledon (où il conserve son titre face à Andy Roddick) et à l'US Open (où il réussit un des meilleurs matchs de sa carrière face à Lleyton Hewitt en finale), Federer devient le premier joueur à réaliser le Petit Chelem depuis Mats Wilander en 1988. Il réussit également à s'octroyer la première place mondiale le 2 février et la conserve tout au long de l'année. Sa défaite au troisième tour de Roland Garros face à Gustavo Kuerten sera l'unique contre-performance du Suisse. Mais sa victoire au Masters face à Lleyton Hewitt ponctue une année exceptionnelle de 11 titres dont 3 Masters Series et autant de Grands Chelems.
L'année 2005 voit Roger Federer continuer d'assoir sa domination sur le tennis mondial. Malgré deux défaites en demi-finale à l'Open d'Australie (face à Marat Safin) et à Roland-Garros (face à Rafael Nadal), il réussit à s'imposer à Wimbledon pour la troisième fois consécutive (face à Andy Roddick) et à l'US Open (face à Andre Agassi). Il remporte au total 11 tournois (comme en 2004) dont 4 Masters Series et deux Grands Chelems. Il termine l'année avec seulement 4 défaites (soit 95,3% de victoires) mais s'incline en finale de la Masters Cup face à David Nalbandian. Cette défaite met fin à 24 victoires consécutives en finale.
L'année 2006 est à ce jour la meilleure saison de Roger Federer. Comme en 2004, il fait le Petit Chelem en s'imposant à l'Open d'Australie (contre Márcos Baghdatís), à Wimbledon (contre Rafael Nadal) et à l'US Open (contre Andy Roddick). Néanmoins, il parvient cette année jusqu'en finale de Roland Garros mais s'incline comme l'année précédente face à Rafael Nadal. Le Suisse réussit au total une année presque parfaite avec 12 titres dont 4 Masters Series et 4 finales (soit une seule défaite avant la finale en 17 tournois). Il termine l'année avec 5 défaites, dont 4 face à Rafael Nadal, qui est le seul à contester la suprématie du Suisse. Une nouvelle victoire à la Masters Cup face à James Blake ponctuera cette saison où de nombreux records sont tombés (notamment le total de gains en tournois sur une saison, le nombre de semaines consécutives à la première place mondiale, le nombre de points ATP, l'avance sur le second au classement, premier joueur à réaliser deux Petits Chelems dans l'ère Open, premier joueur à remporter plus de 10 tournois trois années consécutives...) et où Federer s'est imposé aux côtés des plus grands dans l'histoire du tennis.
2007 : sur la trace des légendes
L'année 2007, bien que marquée par quelques "passages à vide", est conforme en beaucoup de points à 2006. En effet, une fois encore Federer réalise le Petit Chelem et remporte l'Open d'Australie (sans perdre un set du tournoi, et dominant en finale Fernando González), l'US Open (face à Novak Đoković) et Wimbledon pour la cinquième fois consécutive, égalant face à Rafael Nadal le record de Bjorn Borg. De plus, il s'incline une fois encore en finale de Roland Garros face à Nadal, soit une série de 10 finales consécutives en Grand Chelem (un record). Néanmoins, deux défaites face à Guillermo Cañas en début d'année et David Nalbandian en fin de saison attirent quelques critiques à son égard. Sur 16 tournois auxquels il a participé, il remporte au total 8 titres (c'est la première fois qu'il en remporte "aussi peu" depuis 2003) dont deux Masters Series (à Hambourg, où il remporte son 4e titre (record) et à Cincinnati) et atteint quatre finales. Il termine d'ailleurs sa saison sur une victoire à la Masters Cup face à David Ferrer, qui met un terme à une année comptant 9 défaites (soit autant que celles de 2005 et 2006 réunies) mais où il aura su se concentrer sur les événements importants pour remporter ses 10e, 11e et 12e Grands Chelems, se rapprochant à grands pas du record de Pete Sampras (14 tournois majeurs).
2008 : perte de la place de n° 1 mondial
Pour son premier tournoi de l'année 2008, Roger Federer s'incline en demi-finale de l'Open d'Australie face à Novak Đoković, futur vainqueur du tournoi, en 3 sets (7-5, 6-3, 7-65), ce qui met fin à ses espoirs de réaliser le Grand Chelem. Pour son deuxième tournoi 2008, il s'incline dès le 1er tour de l'Open de Dubaï face à Andy Murray (66-7, 6-3, 6-4). On apprendra par la suite qu'il était alors atteint d'une mononucléose depuis décembre 2007. Au Masters d'Indian Wells, il perd en demi-finale face à Mardy Fish en 2 sets : 6-3, 6-2. Deux semaines plus tard au Masters de Miami, il s'incline cette fois en quart de finale face à Andy Roddick en 3 sets (7-64, 4-6, 6-3).
À l'entame de la saison sur terre battue, Federer s'associe avec José Higueras, un ancien joueur spécialiste de cette surface, comme entraîneur. À l'Open d'Estoril au plateau peu relevé, il bat Nikolay Davydenko en finale sur abandon (7-65, 1-2, retrait) et gagne son premier tournoi de sa saison 2008. Malgré un bon parcours au Masters de Monte-Carlo, Roger Federer s'incline en finale face au triple tenant du titre Rafael Nadal en deux sets (7-5, 7-5). C'est la troisième année d'affilée que le Suisse s'incline face à l'Espagnol en finale de ce tournoi. Deux semaines plus tard au Masters de Rome, il se fait éliminer en quart de finale par Radek Štěpánek (27e mondial) en deux sets accrochés : 7-64, 7-67. Il enchaîne avec le Masters d'Hambourg dont il est pourtant tenant du titre, mais s'incline en finale face au n° 2 mondial Rafael Nadal en 3 sets (7-5, 63-7, 6-3). À Roland-Garros, il parvient en finale sans trop de difficulté, mais il s'incline de nouveau pour la 3e année consécutive face à Rafael Nadal sur le score sans appel de 6-1, 6-3, 6-0.
Il commence sa saison sur herbe à l'Open de Halle, qui est un tournoi secondaire de préparation à Wimbledon. Roger Federer remporte son deuxième titre de l'année en battant Philipp Kohlschreiber en deux sets (6-3, 6-4). Après deux semaines à Wimbledon durant lesquelles il ne concède aucun set, Roger Federer s'incline pour la première fois face à Rafael Nadal sur le gazon de Wimbledon au terme d'une finale d'anthologie de 4h48 de jeu : 6-4, 6-4, 65-7, 68-7, 9-7. Cette défaite sur les territoires londoniens met fin à 5 ans d'hégémonie du n° 1 mondial.
La série noire continue pour Roger Federer qui s'incline dès le 2e tour du Masters du Canada, battu par le Français Gilles Simon (2-6, 7-5, 6-4) puis en 8e de finale du Masters de Cincinnati battu par Ivo Karlovic (7-66, 4-6, 7-65). Roger Federer est maintenant certain de céder sa place de numéro un dès le 18 août quels que soient ses résultats aux Jeux olympiques.
Aux Jeux olympiques, il s'incline en simple en quarts de finale face à James Blake (6-4, 7-62) mais gagne le double avec son compatriote Stanislas Wawrinka en battant en finale la paire suédoise Thomas Johansson- Simon Aspelin en quatre sets 6-3 6-4 6-7 6-3.
Lundi 18 août 2008, Roger Federer perd officiellement sa place de n° 1 mondial au profit de Rafael Nadal qui le distance de 770 points au classement technique ATP.
Federer remporte pour la 5e fois consécutive l'US Open (un record) en battant Andy Murray en finale (6-2, 7-5, 6-2). Il s'adjuge son premier titre du Grand Chelem de l'année, après une année difficile. Cette victoire lui permet de remporter son 13e titre du Grand Chelem et de se placer à une levée du record de Pete Sampras (14).
Il déclare forfait pour l'Open de Stockholm[11] afin de se reposer, mais s'incline ensuite en demi-finale du Masters de Madrid face au n° 4 mondial Andy Murray qui prend sa revanche de l'US Open en 3 sets : 3-6, 6-3, 7-5.
Suite à ses contre-performances et aux bons résultats de Rafael Nadal, Roger Federer ne peut plus redevenir n° 1 avant au moins 2009 quoiqu'il arrive[12]. Il voit également sa 2e place menacée par Novak Đoković. À l'occasion du Masters de Madrid, Federer bat par ailleurs le record de gains en carrière de l'Américain Pete Sampras et devient ainsi le joueur le mieux payé de l'histoire du tennis[13].
Federer remporte l'Open de Bâle en battant David Nalbandian en finale.
Il atteint les quarts de finale du Masters de Paris-Bercy qu'il n'a jamais remporté, mais déclare forfait pour des problèmes de dos[14].
Positionné dans le groupe rouge de la Masters Cup de Shangaï avec Andy Murray, Andy Roddick et Gilles Simon, Federer s'incline dès son 1er match face à Gilles Simon (4-6, 6-4, 6-3). C'est sa deuxième défaite consécutive cette année face au Français qui l'avait déjà battu au Masters du Canada, précipitant la perte de sa première place mondiale. Lors de son second match de poule, Roger se rattrape en battant Radek Stepanek remplaçant de dernière minute d'Andy Roddick blessé à l'entrainement. Mais il perd ensuite contre Andy Murray (4-6, 7-6, 7-5) et concède sa 15e défaite de l'année sur 19 tournois disputés. Cette défaite l'élimine définitivement du Masters de Shanghai .
Roger Federer finit l'année n° 2 mondial avec 1370 points de retard sur le n° 1 Rafael Nadal et 10 points d'avance sur le n° 3 Novak Đoković[15].
- Détail des 20 tournois où Roger Federer a joué en 2008[16].
| Date | Tournoi | Lieu | Catégorie | Surface | Résultat en 2008 | Ultime Adversaire | Résultats en 2007 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 14/01 - 27/01 | Open d'Australie | Melbourne (Australie) | Grand Chelem | Dur | 1/2 finale | Victoire | |
| 03/03 - 09/03 | Open de Dubaï | Dubai (UAE) | International Series Gold | Dur | 1/16 finale | Victoire | |
| 10/03 - 23/03 | Masters d'Indian Wells | Indian Wells (États-Unis) | Masters Series | Dur | 1/2 finale | 1/16 finale | |
| 26/03 - 06/04 | Masters de Miami | Miami (États-Unis) | Masters Series | Dur | 1/4 finale | 1/8 finale | |
| 14/04 - 20/04 | Open d'Estoril | Estoril (Portugal) | International Series | Terre battue | Victoire | - | |
| 21/04 - 27/04 | Masters de Monte-Carlo | Monte-Carlo (Monaco) | Masters Series | Terre battue | Finale | Finale | |
| 05/05 - 11/05 | Masters de Rome | Rome (Italie) | Masters Series | Terre battue | 1/4 finale | 1/8 finale | |
| 12/05 - 18/05 | Masters d'Hambourg | Hambourg (Allemagne) | Masters Series | Terre battue | Finale | Victoire | |
| 25/05 - 07/06 | Roland-Garros | Paris (France) | Grand Chelem | Terre battue | Finale | Finale | |
| 09/06 - 15/06 | Open de Halle | Halle (Allemagne) | International Series | Gazon | Victoire | - | |
| 23/06 - 06/07 | Wimbledon | Wimbledon (Angleterre) | Grand Chelem | Gazon | Finale | Victoire | |
| 21/07 - 27/07 | Masters du Canada | Montréal (Canada) | Masters Series | Dur | 1/16 finale | Finale | |
| 28/07 - 03/08 | Masters de Cincinnati | Cincinnati (États-Unis) | Masters Series | Dur | 1/8 finale | Victoire | |
| 10/08 - 17/08 | Jeux olympiques d'été de 2008 | Pékin (Chine) | Jeux olympiques | Dur | 1/4 finale | - | |
| 25/08 - 07/09 | US Open | New York (États-Unis) | Grand Chelem | Dur | Victoire | Victoire | |
| 13/10 - 19/10 | Masters de Madrid | Madrid (Espagne) | Masters Series | Synthétique | 1/2 finale | Finale | |
| 20/10 - 26/10 | Open de Bâle | Bâle (Suisse) | International Series | Dur | Victoire | Victoire | |
| 27/10 - 02/11 | Masters de Paris-Bercy | Paris (France) | Masters Series | Synthétique | 1/4 finale | Forfait | 1/8 finale |
| 09/11 - 16/11 | Masters Cup | Shanghaï (Chine) | Masters | Dur | Poules | Victoire |
2009 : à la quête des 14 titres du Grand Chelem
Roger Federer jouera moins de tournois sur terre battue en 2009, il ne participera notamment pas au Masters de Monte-Carlo ni à l'Open d'Estoril[17]. Il s'incline pour son premier match de l'année face à Andy Murray au tournoi d'exhibition d'Abu Dhabi (4-6, 6-2, 7-66).
Programme 2009 provisoire
- Détail des 18 tournois où Roger Federer a prévu de jouer en 2009[16].
| Date | Tournoi | Lieu | Catégorie | Surface | Résultat en 2009 | Ultime Adversaire | Résultats en 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 05/01 - 11/01 | Open de Doha[18] | Doha (Qatar) | 250 Series | Dur | - | ||
| 19/01 - 01/02 | Open d'Australie | Melbourne (Australie) | Grand Chelem | Dur | 1/2 finale | ||
| 23/02 - 30/02 | Open de Dubaï | Dubai (UAE) | ATP 500 Series | Dur | 1/16 finale | ||
| 09/03 - 16/03 | Masters d'Indian Wells | Indian Wells (États-Unis) | Masters 1000 | Dur | 1/2 finale | ||
| 23/03 - 30/03 | Masters de Miami | Miami (États-Unis) | Masters 1000 | Dur | 1/4 finale | ||
| 27/04 - 04/05 | Masters de Rome | Rome (Italie) | Masters 1000 | Terre battue | 1/4 finale | ||
| 11/05 - 18/05 | Masters de Madrid | Madrid (Espagne) | Masters 1000 | Terre battue | - | ||
| 25/05 - 07/06 | Roland-Garros | Paris (France) | Grand Chelem | Terre battue | Finale | ||
| 08/06 - 15/06 | Open de Halle | Halle (Allemagne) | ATP 250 Series | Gazon | Victoire | ||
| 22/06 - 08/07 | Wimbledon | Wimbledon (Angleterre) | Grand Chelem | Gazon | Finale | ||
| 10/08 - 17/08 | Masters du Canada | Toronto (Canada) | Masters 1000 | Dur | 1/16 finale | ||
| 17/08 - 24/08 | Masters de Cincinnati | Cincinnati (États-Unis) | Masters Series | Dur | 1/8 finale | ||
| 31/08 - 15/09 | US Open | New York (États-Unis) | Grand Chelem | Dur | Victoire | ||
| 05/10 - 12/10 | Open du Japon | Tokyo (Japon) | ATP 500 Series | Dur | - | ||
| 13/10 - 19/10 | Masters de Shanghai | Shanghaï (Chine) | Masters 1000 | Synthétique | - | ||
| 02/11 - 09/11 | Open de Bâle | Bâle (Suisse) | ATP 500 Series | Dur | Victoire | ||
| 09/11 - 16/11 | Masters de Paris-Bercy | Paris (France) | Masters 1000 | Synthétique | 1/4 finale | ||
| 23/11 - 30/11 | Masters Cup | Londres (Royaume-Uni) | Masters | Dur | Poules |
Entraîneurs
- 1989 - 1994 : Seppli Kacovsky (Suisse). Kacovsky était l'entraîneur principal du Old Boys' Tennis Club dans la ville natale de Federer: Bâle. Federer rejoint les Old Boys' à l'âge de huit ans.
- 1991 - 1995, 1997-1998 : Peter Carter (Australie). Carter donnait des entraînements particuliers hebdomadaires à Federer, de 10 à 14 ans. Ils ont été réunis dans un nouveau service de formation à Bienne en 1997. Carter a ensuite entraîné Federer jusqu'à ce qu'il devienne professionnel.
- 1995 - 1997 : Après que Federer fut devenu Champion du monde junior, il fut sélectionné pour rejoindre le Centre National Suisse de tennis à Ecublens (Vaud), où il fut formé jusqu'à la fin de sa scolarité.
- 1999 - 2003 : Peter Lundgren (Suède). Quand Federer entra dans le circuit professionnel, il choisit l'ancien joueur Peter Lundgren, qu'il avait rencontré à Bienne. Il le consulta régulièrement quand il était avec Peter Carter.
- 2005 - 2007 : Tony Roche (Australie). Roche est un ancien champion australien de tennis qui a mené Patrick Rafter et Ivan Lendl vers la place de n°1 mondial. Il a aidé Federer quelques semaines par an, notamment avant les Grands Chelems et les Masters Series. Le 13 mai 2007, Roger Federer et Tony Roche ont décidé, d'un commun accord, de ne plus collaborer.
- 2008 - : José Higueras (Espagne). Higueras est un grand spécialiste de la terre battue, il avait notamment mené Michael Chang, alors âgé de 17 ans, au titre de Roland-Garros en 1989.
| Années | Entraîneur | Pays |
|---|---|---|
| 1989 - 1994 | Seppli Kacovsky | |
| 1991 - 1995 | Peter Carter | |
| 1995 - 1997 | Centre national suisse | |
| 1997 - 1998 | Peter Carter | |
| 1999 - 2003 | Peter Lundgren | |
| 2003 - 2005 | Sans entraîneur | N/A |
| 2005 - 2007 | Tony Roche | |
| 2007 - 2008 | Sans entraîneur | N/A |
| 2008 | José Higueras | |
| 2008 - | Darren Cahill[19] |
Caractéristiques de son jeu
Roger Federer joue de la main droite et pratique un revers à une main, ce dernier coup étant relativement rare parmi les joueurs du circuit qui lui préfèrent en très grande majorité le revers à deux mains. Toutefois, l'Américain Pete Sampras, à qui Federer est souvent comparé, effectuait également son revers à une main, accentuant ainsi les tentations de comparaison entre les deux champions. Il possède un jeu très complet, efficace sur toutes les surfaces y compris sur terre battue. Il ne base pas son jeu sur une technique précise et sa particularité est justement d'adapter son jeu en fonction des conditions (adversaire, surface, climat, fatigue) pour pouvoir réaliser le meilleur coup possible à un moment donné. Au début de sa carrière (jusqu'à 2003 environ) il pratiquait un véritable jeu d'attaque, faisant souvent usage du service-volée, et c'est de cette façon qu'il a remporté son premier Wimbledon. Cependant, avec l'avènement de très bons relanceurs (Rafael Nadal, David Nalbandian ou David Ferrer par exemple), et le ralentissement progressif des surfaces, il a été obligé de diversifier son jeu pour gagner autre part que sur gazon. C'est ainsi qu'il a adopté ce jeu très varié sans véritable point faible.
Les grandes caractéristiques de sa gestuelle sont sa fluidité et sa décontraction, donnant cette impression singulière que Federer ne « force » jamais. En effet, ses frappes sont toujours très relâchées et il semble généralement très détendu durant les points. Cela lui permet de réaliser de violentes accélérations ainsi que des coups inattendus dans des positions très délicates. Il peut frapper fort en pleine course ou en reculant, ce qui lui permet de passer d'une position défensive à une position d'attaque sur un coup et de renverser des points mal engagés.
Voici une analyse de son jeu point par point :
Le service
Il a un geste très simple et fluide qui lui permet de donner à la balle une vitesse moyenne d'environ 200km/h sur ses premiers services, et 170km/h sur ses seconds[20] (mais avec un effet plus accentué). Il arrive également à imprimer à la balle un effet de lift important, notamment en deuxième service, ce qui fait fuser cette dernière au rebond et gêne ainsi le relanceur qui doit de ce fait frapper la balle au dessus de l'épaule. Le fait que son lancer et son geste soient exactement les mêmes pour les différents services qu'il réalise (au centre, sur le côté, lifté, slicé, sur le joueur...) permet de surprendre l'adversaire. Il est généralement considéré comme l'un des meilleurs serveurs du circuit. Federer ne semble d'ailleurs jamais aussi performant dans ce secteur du jeu que lorsqu'il se trouve dans une situation délicate (balles de break ou de set par exemple). Néanmoins, sur terre battue, la balle est ralentie par la surface et son nombre de services gagnants diminue, limitant ainsi sa marge d'erreur dans les autres secteurs du jeu.
Le coup droit
Son coup droit est généralement considéré comme son meilleur coup. En effet, celui-ci est rarement pris à défaut et permet souvent au Suisse de conclure l'échange grâce à une accélération. Sa préparation est relativement courte ce qui lui permet de frapper la balle assez tôt après le rebond, un peu à la manière d'Andre Agassi. Ce coup lui permet aussi parfois de trouver des angles importants, qui lui permettent ensuite d'avoir le court ouvert pour conclure sans trop de difficulté. Son premier coup droit (c'est-à-dire la première frappe après avoir servi) est particulièrement performant quand sa première balle passe et lui permet de remporter de nombreux points avec une certaine facilité. Néanmoins, quand l'échange perd quelque peu d'intensité, il lui arrive de frapper la balle avec une certaine nonchalance et de "boiser" (soit frapper avec le cadre de la raquette, et non avec le cordage) et donc de faire des erreurs non provoquées. C'est notamment le cas quand la balle adverse a beaucoup d'effet et monte très rapidement après le rebond. David Foster Wallace a décrit la vitesse incroyable, la fluidité et la force brute de ce coup droit comme étant "un grand fouet liquide"[21] tandis que John McEnroe l'a désigné comme étant "le plus grand coup de notre sport" en de nombreuses occasions[22].
Le revers
Bien qu'ayant progressé au fil des années, le revers lifté de Federer est probablement son coup le plus délicat. Auparavant, c'était de loin son coup le plus faible et il avait beaucoup de mal à l'utiliser pour prendre l'ascendant sur son adversaire, il faisait donc par exemple des "décalages coup droit" afin de tourner son revers et de frapper la balle en coup droit. Aujourd'hui son revers s'est amélioré mais reste encore un gros point faible contre certains adversaires, comme par exemple Rafael Nadal, qui continue à le jouer systématiquement pour le pousser à la faute comme lors du Masters de Monte-Carlo 2008 où 85% des coups de l'Espagnol étaient dirigés sur le revers du Suisse, provoquant de nombreuses fautes directes [23]. On peut tout de même dire que sans être son coup le plus efficace, son revers est désormais stable et régulier. Le fait qu'il soit à une main lui permet de trouver des angles impressionnants et de réaliser des coups très difficiles alors qu'il est loin de la balle. Roger Federer a d'ailleurs l'un des meilleurs passings de revers du circuit. La fluidité avec laquelle il frappe son revers donne une impression de facilité dans l'exécution de ses coups qui n'est certainement pas étrangère au fait que Federer soit considéré comme ayant l'un des revers à une main les plus esthétiques du circuit avec Richard Gasquet.
Son revers coupé quant à lui a toujours été une arme très utilisée par le Suisse. Ce coup est particulièrement mis à profit sur surface rapide où il arrive à donner un rebond très bas à la balle. Cela lui permet de faire des changements de rythme pour gêner l'adversaire qui est alors obligé de remettre une balle haute. Ce coup est également une option dont se sert le numéro un mondial pour jouer très long et ainsi relancer un échange mal engagé. Cependant, un revers coupé ne peut être vraiment considéré comme un coup d'attaque hors des surfaces rapides, et sur terre battue par exemple, celui-ci n'a que peu d'influence sur le jeu, car le rebond reste tout de même relativement haut. Néanmoins, quelle que soit la surface, le gros point fort de son revers est la facilité avec laquelle il parvient à alterner longueurs, angles et effets pour remporter le point, bien qu'il n'ait pas la même aisance ni la même régularité qu'avec son coup droit.
La volée
Federer a longtemps été un attaquant comme ses idoles Stefan Edberg ou Boris Becker. Néanmoins, en raison de l'efficacité de son jeu de fond de court et du ralentissement global des surfaces, Federer a fini par utiliser le service-volée plus comme une variation à son jeu que comme une véritable tactique à part entière. Sa bonne vision du jeu fait qu'il sait à quel moment il doit monter au filet et de quelle manière : par débordement ou par fixation par exemple, et avec toutes les variations qu'apportent les effets et les longueurs. Ses réflexes, acquis durant sa jeunesse où il montait très régulièrement au filet, lui permettent parfois de renvoyer des balles quasiment hors d'atteinte ou très rapides. Néanmoins, de nombreux amateurs de tennis, nostalgiques d'un jeu d'attaque de plus en plus rare sur le circuit professionnel, aimeraient le voir plus souvent au filet, et rester moins « attentiste » du fond du court, afin que son jeu soit plus spectaculaire.[réf. nécessaire] Son utilisation récurrente de la volée d'approche lui permet de monter contre des contreurs de fond de court tels que David Ferrer, contre qui la première volée (réalisée généralement au niveau de la ligne de carré de service) peut difficilement être suffisamment incisive pour conclure le point directement. La montée à contre-temps, qu'il utilise de façon ponctuelle, lui permet également de varier son jeu et de remporter des points.
Le physique
Grâce à son jeu très relâché et à une bonne hygiène de vie, Federer a été généralement épargné par les blessures, remportant des matchs parfois très longs et intenses, et ce malgré des saisons longues et éprouvantes pour l'organisme. D'ailleurs, Federer n'a jamais déclaré forfait lors d'un match sur le circuit ATP (son seul forfait remontant au circuit junior), ce qui est presque unique dans le tennis moderne.
Son jeu de jambes, équilibré, et sa couverture du terrain sont exceptionnels et il est considéré comme l'un des joueurs les plus performants dans la vitesse de déplacement. À la différence de la plupart des joueurs qui font beaucoup de petits pas en s'approchant de la balle, comme le faisait par exemple Jimmy Connors en son temps, Federer fait de grands pas amples et souples. Bien que cet aspect de son jeu soit relativement méconnu, il possède probablement une des meilleures capacités de déplacement du circuit avec notamment Rafael Nadal. Cela lui permet de renvoyer des balles qui semblent trop loin, et d'ainsi remporter des points mal engagés. Cette capacité est d'ailleurs souvent sujette aux éloges des adversaires du Suisse.
Le mental
Alors qu'il avait auparavant tendance à "balancer" des matchs lors de rencontres qu'il sentait lui échapper, il a acquis au fil du temps plus de sérénité et fait désormais preuve d'une certaine impassibilité sur le court. Généralement très calme, il lui arrive tout de même d'exprimer sa frustration ou sa joie à certains moments, mais cela reste assez rare. Il a également une grande capacité à gérer les points et les matchs importants lui permettant de remporter des rencontres sans forcément jouer à son meilleur niveau (ses matchs contre Nikolaï Davydenko, entre autres, dans lesquels Federer "assure l'essentiel" en sont assez représentatifs). D'autres illustrations de son mental presque sans faille lors des évènements importants sont ses séries de 24 victoires consécutives en finale entre 2003 et 2005 et de 15 tie-breaks remportés consécutivement en 2006 et 2007.
Équipement
Matériel
Federer joue actuellement avec la raquette Wilson K Factor KSix-One Tour 90[24]. Celle-ci est caractérisée par sa petite surface de frappe (581 cm²), par son poids relativement lourd (340 grammes non cordée) et sa mince épaisseur de profil (17mm)[25],[26].
Cependant, au niveau professionnel la plupart des joueurs utilisent des raquettes personnalisées. Cela peut être un modèle assez proche d'un modèle de série, mais par exemple avec un équilibre différent, un poids différent (parfois 20-30 grammes), des inserts de titane à certains points précis, etc. Parfois, il s'agit également de paintjobs, c'est-à-dire des anciens modèles repeints aux couleurs d'un modèle actuel.
La raquette réelle de Federer est donc un custom de Wilson, dont la construction diffère du modèle de série, par un poids supérieur de 15 grammes et une hypothèse tendrait à ce que son cadre ne soit pas un « 90 » mais un « 88 ». Ceci n'a jamais été strictement vérifié, mais ces informations émanent de professionnels du cordage évoluant au sein des tournois ATP.
Federer corde sa raquette à 25kg pour les cordes horizontales, et 23,5 kg pour les cordes verticales, ce qui est une valeur moyenne sur le circuit. Ces valeurs peuvent varier très légèrement en fonction des conditions (surface, adversaire, météo). Il est un des seuls joueurs de tennis à voyager partout avec son cordeur personnel, ce qui lui permet d'avoir toujours confiance dans sa raquette et de ne pas avoir de mauvaises surprises (certains tournois ont un service de cordage déficient).
Son cordage est composé du Champions Choice de Wilson, c'est-à-dire qu'il associe le Luxilon Big Banger Alu Power Rough (en polyester, utilisé pour les montants, soient les cordes verticales, avec une épaisseur de 1,25mm) avec le Wilson Naturel Gut (en boyaux naturels, utilisé pour les travers horizontaux, avec chez lui une épaisseur de 1,30mm)[27]. À noter que ce cordage hybride est le plus utilisé sur le circuit car il est l'un de ceux qui allient le mieux puissance et contrôle[28]. Federer utilise également des croisillons plastiques appelés "string savers" qui empêchent le frottement des cordes et augmentent leur longévité. Ceux dont il se sert sont les Elasto-Cross de Babolat[29]. Enfin, il recouvre son manche du Pro Overgrip de Wilson, un surgrip extrêmement fin et très confortable [30].
Il joue avec les raquettes et les accessoires de Wilson ainsi qu'avec les habits que lui prépare Nike[31]. On peut aussi noter qu'il porte généralement un bandeau Nike dans les cheveux, dont la couleur est assortie à ses vêtements. Il porte également des affaires de différentes marques, comme par exemple Rolex, dont la plupart viennent de Suisse [31].
Produits dérivés
Grâce au succès médiatique de Roger Federer, de nombreux produits de différentes marques ont été réalisés en son honneur. Par exemple, pour le tournoi de Wimbledon 2006, Nike lui prépara une chemise sur laquelle figurait en guise d'une sorte de blason trois raquettes représentant les trois titres à Wimbledon qu'il avait déjà remportés. En 2007, la chemise fut mise à jour, avec quatre raquettes[32]. Pour l'US Open 2007, Federer a expérimenté une nouvelle tenue toute en noir pour la session de nuit, sur laquelle était brodée ses initiales. Il a d'ailleurs réutilisé le même ensemble lors des sessions de nuit de l'Open d'Australie 2008. Nike a également créé une casquette avec les initiales "RF" brodées à l'avant. Le modèle existe en noir et en rouge (pour cette dernière, les revenus sont versés à la Fondation Roger Federer).
En 2006, Le Feder-bear, un petit ourson en peluche représentant Roger Federer, apparaît. La totalité des revenus engendrés par la vente de cet ourson sont reversés à l'UNICEF.[33] Il existe également diverses figurines miniatures à l'effigie du joueur suisse.
Enfin, le 10 avril 2007 est émis un timbre postal à son effigie en Suisse[34]. C'est la première fois que la Suisse édite un timbre à l'effigie d'une personnalité suisse encore vivante[35].
Coupe Davis
Depuis son accession à la place de n°1 mondial (au début de 2004), Roger Federer n'a jamais fait de la Coupe Davis l'un de ses objectifs principaux, préférant se concentrer sur sa carrière en simple. Il a toutefois réussi à atteindre les demi-finales en 2003 (s'inclinant 3-2 face à l'Australie), ainsi que les quarts en 1999, 2001 et 2004. Depuis 2005, il ne joue plus que les matchs de barrages (la Suisse s'inclinant à chaque fois au premier tour en 2005, 2006 et 2007). En 2007, la Suisse est reléguée en zone Euro. Roger Federer a déclaré qu'il n'y participerait pas en 2008.
Roger Federer a débuté en simple de Coupe Davis en 1999, à Neuchâtel, dans un match entre la Suisse et l'Italie et en double en 2000, à Zurich, dans un match entre la Suisse et l'Australie. Étant souvent meilleur que le reste des joueurs suisses, il a parfois perdu certaines rencontres malgré deux victoires lors de ses simples. C'est le cas lors des rencontres face à la Russie en 2002, en 2004 contre la France et enfin en 2007 face à la République tchèque. On peut également noter que depuis l'an 2000, il a remporté 23 simples pour seulement 2 défaites, réalisant deux séries de 9 victoires consécutives dans cette période (dont une en cours). Au total, Federer a remporté 24 matches contre 6 défaites en simple et 9 matchs contre 5 défaites en double.
Palmarès
Federer en bref depuis 1998[36]
- 1998
- Champion du monde junior
- Vainqueur de Wimbledon junior (en simple et en double) et de l'Orange Bowl. Finaliste de l'US Open junior.
- Bilan (simple) : 2 victoires, 3 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 40 %
- Classement en fin d'année : 302e
- 1999
- Simple : demi-finaliste à Vienne, quart-de-finaliste à Marseille.
- Double : 4 victoires, 6 défaites
- Bilan (simple) : 13 victoires, 17 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 43,3 %
- Classement en fin d'année : 64eNombre de tournois remportés par Federer au cours du temps

- 2000
- Simple : finaliste à Marseille et Bâle.
- Double : finaliste à Bâle
- Bilan (simple) : 36 victoires, 30 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 54,5 %
- Classement en fin d'année : 29e
- 2001
- Simple : vainqueur à Milan. Finaliste à Rotterdam et Bâle.
- Double : vainqueur à Rotterdam et Gstaad
- Bilan (simple) : 46 victoires, 20 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 69,6 %
- Classement en fin d'année : 13e
- 2002
- Simple : vainqueur à Sydney, Hambourg et Vienne. Finaliste à Milan et Miami.
- Double : vainqueur à Rotterdam et Moscou. Finaliste à Indian Wells
- Bilan (simple) : 57 victoires, 23 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 71,2 %
- Classement en fin d'année : 6e
- 2003
- Simple : vainqueur à Marseille, Dubaï, Munich, Halle, Wimbledon, Vienne et à la Masters Cup (Houston). Finaliste à Rome et Gstaad.
- Double : vainqueur à Miami et Vienne. Finaliste à Rotterdam
- Bilan (simple) : 72 victoires, 15 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 82,7 %
- Classement en fin d'année : 2e
- 2004
- Simple : vainqueur à l'Open d'Australie, Dubaï, Indian Wells, Hambourg, Halle, Wimbledon, Gstaad, Toronto, l'US Open, Bangkok et à la Masters Cup (Houston).
- Double : finaliste à Bangkok
- Bilan (simple): 70 victoires, 5 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 93,3 %
- Classement en fin d'année : 1er
- 2005
- Simple : vainqueur à Doha, Rotterdam, Dubaï, Indian Wells, Miami, Hambourg, Halle, Wimbledon, Cincinnati, l'US Open, Bangkok. Finaliste à la Masters Cup (Shanghai).
- Double : vainqueur à Halle
- Bilan (simple): 80 victoires, 4 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 95,2 %
- Classement en fin d'année : 1er
- 2006
- Simple : vainqueur à Doha, l'Open d'Australie, Indian Wells, Miami, Halle, Wimbledon, Toronto, l'US Open, Tokyo, Madrid, Bâle et à la Masters Cup (Shanghai). Finaliste à Dubaï, Monte-Carlo, Rome, Roland-Garros.
- Double: 3 victoires, 3 défaites
- Bilan (simple) : 90 victoires, 5 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 94,7 %
- Classement en fin d'année : 1er
- 2007
- Simple : vainqueur à l'Open d'Australie, Dubaï, Hambourg, Wimbledon, Cincinnati, l'US Open, Bâle et à la Masters Cup (Shanghai). Finaliste à Monte-Carlo, Roland-Garros, Montreal et Madrid.
- Double : 2 victoires, 5 défaites
- Bilan (simple) : 67 victoires, 9 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 88,1 %
- Classement en fin d'année : 1er
- 2008
- Simple : vainqueur à l'Open d'Estoril, Open de Halle, Bâle et l'US Open. Finaliste à Monte-Carlo, Hambourg, Roland-Garros, Wimbledon.
- Double : 7 victoires, 1 défaite. Vainqueur aux JO 2008.
- Bilan (simple) : 66 victoires, 15 défaites
- Pourcentage de victoires (simple) : 81.5%[37]
- Classement en fin d'année : 2Modèle:Eme
Confrontations avec ses principaux adversaires
Confrontations lors des différents tournois ATP depuis 1998[38] avec ses principaux adversaires (minimum dix confrontations). Classement par pourcentage de victoires. Entre parenthèses le meilleur classement de la carrière du joueur. Situation à la fin de l'année 2008.
- Contre
Rafael Nadal (ATP 1) :- 6 victoires et 12 défaites (33,3% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Rafael Nadal 6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7 à Wimbledon 2008
- Contre
Tim Henman (retraité, ATP 4) :- 7 victoires et 6 défaites (53,8% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-3, 6-3 à Tokyo 2006
- Contre
David Nalbandian (ATP 3) :- 10 victoires et 8 défaites (55.6% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-3, 6-4 à Bâle 2008
- Contre
Lleyton Hewitt (ATP 1) :- 14 victoires et 7 défaites (66.7% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 7-6, 6-2, 6-4 à Wimbledon 2008
- Contre
Andre Agassi (retraité, ATP 1) :- 8 victoires et 3 défaites (72,7% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-3, 2-6, 7-6, 6-1 à l'US Open 2005
- Contre
Juan Carlos Ferrero (ATP 1) :- 9 victoires et 3 défaites (75% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 7-6, 3-6, 6-1, 6-3 à Wimbledon 2007
- Contre
Nicolas Kiefer (ATP 4) :- 11 victoires et 3 défaites (78,6% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-1, 6-4 à Halle 2008
- Contre
Ivan Ljubičić (ATP 3) :- 12 victoires et 3 défaites (80% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-3, 6-4 au Masters d'Indian Wells 2008
- Contre
Tommy Haas (ATP 2) :- 8 victoires et 2 défaites (80% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-4, 7-5 à Dubaï 2007
- Contre
Marat Safin (ATP 1) :- 9 victoires et 2 défaites (81.8% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-3, 7-6, 6-4 à Wimbledon 2008
- Contre
Fabrice Santoro (ATP 18) :- 9 victoires et 2 défaites (81.8% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 6-1, 6-2, 6-0 à l'Open d'Australie 2008
- Contre
Andy Roddick (ATP 1) :- 15 victoires et 2 défaites (88,2% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire d'Andy Roddick 7-6, 4-6, 6-3 au Masters de Miami 2008
- Contre
Fernando González (ATP 5) :- 11 victoires et 1 défaite (91,7% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 2-6, 6-2, 6-3, 6-4 à Roland Garros 2008
- Contre
Mikhail Youzhny (ATP 8) :- 10 victoires et 0 défaite (100% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 7-6, 6-4, 6-4 à Roland-Garros 2007
- Contre
Nikolay Davydenko (ATP 3) :- 12 victoires et 0 défaite (100% de victoires)
- Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 7-6, 1-2 (abandon) à l'Open d'Estoril 2008
Matchs principaux
Quelques-uns des matchs les plus importants et spectaculaires dans la carrière de Roger Federer :
- Wimbledon 2001 (huitième de finale) : bat Pete Sampras 7-6 (9-7), 5-7, 6-4, 6-7 (2-7), 7-5. Ce match restera l'unique confrontation entre les deux hommes sur le circuit professionnel. Au terme d'un match très disputé, Federer met fin à la domination de Sampras sur le gazon britannique, celui-ci restait en effet sur une série de 4 titres consécutifs.
- Wimbledon 2003 (finale) : bat Mark Philippoussis 7-6 (7-5), 6-2, 7-6 (7-3). Après un match bien dominé et sans perdre un seul set (malgré deux tie-breaks), Federer remporte son premier titre en Grand Chelem.
- Wimbledon 2004 (finale) : bat Andy Roddick 4-6, 7-5, 7-6 (7-3), 6-4. Dans un match très mal engagé, Roger Federer, que beaucoup ont dit aidé par une interruption dûe à la pluie arrivée au plus mauvais moment pour Roddick, réussit à renverser la tendance et à s'imposer. Roddick avait pourtant joué là un des meilleurs matchs de sa carrière.
- US Open 2004 (finale) : bat Lleyton Hewitt 6-0, 7-6 (7-3), 6-0. Un match de référence où Federer surclassa totalement son adversaire, réalisant au passage le petit Chelem après l'Open d'Australie et Wimbledon.
- Masters 2004 (demi-finale) : bat Marat Safin 6-3, 7-6 (20-18). Le tie break du deuxième set remporté 20-18 dura à lui seul 26 minutes !
- Open d'Australie 2005 (demi-finale) : perd face à Marat Safin 7-5, 4-6, 7-5, 6-7 (6-8), 7-9. Un match d'anthologie en 5 sets qui voit Safin s'imposer, mettant fin à une série de 26 succès consécutifs contre des membres du top 10 établie par Federer.
- Masters de Miami 2005 (finale) : bat Rafael Nadal 2-6, 6-7 (4-7), 7-6 (7-5), 6-3, 6-1. Après avoir perdu les deux premiers sets et étant mené dans le troisième, Federer réussit un incroyable retournement de situation pour finalement s'imposer en 5 sets.
- Masters 2005 (finale) : perd face à David Nalbandian 7-6 (7-4), 7-6 (13-11), 2-6, 1-6, 6-7 (3-7). Un retournement de situation incroyable, qui verra Nalbandian remonter un handicap de 2 sets à 0 et remporter le Masters au bout de 4h30 de jeu et d'un 5° set tout à fait exceptionnel. Cette victoire de Nalbandian met également fin à la série de Federer qui restait sur 24 finales remportées consécutivement.
- Masters de Rome 2006 (finale) : perd face à Rafael Nadal 7-6 (7-0), 6-7 (5-7), 4-6, 6-2, 6-7 (5-7). Après de multiples rebondissements, Nadal s'impose finalement au terme d'un match spectaculaire de plus de 5 heures.
- Masters d'Hambourg 2007 (finale) : bat Rafael Nadal 2-6, 6-2, 6-0. Après un début de match laborieux, Federer finit par s'imposer contre son grand rival. Il s'agit de la première victoire du Suisse sur terre battue face à Rafael Nadal qui restait invaincu depuis 81 rencontres sur la surface ocre.
- Wimbledon 2007 (finale) : bat Rafael Nadal 7-6 (9-7), 4-6, 7-6 (7-3), 2-6, 6-2. Après deux sets stratégiques, une troisième manche brutale physiquement et enfin deux sets intenses et indécis, Federer s'adjuge un cinquième titre consécutif à Wimbledon au bout du suspense, sous les yeux de Björn Borg, qui avait réussi pareil exploit de 1976 à 1980.
- Open d'Australie 2008 (3etour) : bat Janko Tipsarevic 6-7(5-7), 7-6(7-1), 5-7, 6-1, 10-8. Surgi de nulle part, le Serbe Janko Tipsarevic (alors 49e mondial) pousse Federer à un affrontement de près de 4h30. Une défaite aurait pu mettre sa place de n°1 mondial en grand danger. Avec 39 aces, Federer bat son record en un match.
- Roland-Garros 2008 (finale) : perd face à Rafael Nadal 1-6, 3-6, 0-6. Lors de cette troisième finale consécutive face à Nadal, Roger Federer est impuissant et encaisse son pire résultat en finale de Grand Chelem. Il voit l'Espagnol remporter son quatrième titre consécutif sur l'ocre parisien.
- Wimbledon 2008 (finale) : perd face à Rafael Nadal (4-6, 4-6, 7-65, 7-68, 7-9). Il s'agit d'un des plus grands matches de l'histoire du tennis[39],[40],[41]. Après avoir sauvé 2 balles de match au tie-break du 4e set, un bras de fer s'engage dans un 5e set sensationnel qui tournera en faveur de l'Espagnol après 4h48 d'un combat épique (la plus longue finale en Grand Chelem de l'histoire).[42] Federer qualifiera plus tard ce match comme la plus lourde défaite de sa carrière[43].
- Masters de Cincinnati 2008 (huitième de finale) : perd face à Ivo Karlović (66-7, 6-4, 65-7). Cette défaite prématurée conjuguée aux bonnes performances de Rafael Nadal à ce tournoi, fait perdre à Roger Federer sa place de n°1 mondial au profit de l'Espagnol.
Records personnels
Roger Federer a établi de nombreux records dans le monde du tennis. Les plus significatifs étant :
- ses 237 semaines consécutives qu'il a détenu à la première place du classement mondial,
- ses 10 finales consécutives en Grand Chelem,
- ses trois petits Chelems (en 2004, 2006 et 2007),
- ses 5 tournois de Wimbledon consécutifs qu'il a remportés entre 2003 et 2007, égalant Björn Borg,
- ou encore ses 5 tournois de l'US Open consécutifs qu'il a remportés entre 2004 et 2008, établissant ainsi un record dans l'ère Open.
Ses prochains défis sont de battre le record de 14 tournois du Grand Chelem de Pete Sampras ou encore de réaliser le Grand Chelem que Rod Laver est le dernier à avoir accompli en 1969 (mais sur deux surfaces différentes seulement : gazon et terre battue).
En dehors des courts
Personnalité
S'il souffrait étant plus jeune d'un tempérament parfois excessif, lui faisant perdre des matchs contre des adversaires techniquement moins forts, Roger Federer est aujourd'hui impassible sur le court et ne laisse transparaître que peu d'émotions, une attitude qui n'est pas sans rappeler celle du Suédois Björn Borg. Il consacre beaucoup de temps aux journalistes avec qui il s'exprime volontiers que ce soit en allemand, suisse allemand, français ou anglais.
Engagement humanitaire
Roger Federer s'est beaucoup investi dans diverses actions humanitaires, notamment en faveur des enfants du monde entier. En 2003, il créa la Fondation Roger Federer afin d'aider les personnes défavorisées et de promouvoir le sport dans le monde entier. Cette fondation soutient des projets en Afrique du Sud, au Mali, en Éthiopie et encourage de jeunes athlètes en Suisse. Elle a pour slogan « I am tomorrow's future » (« Je suis l’avenir de demain ») et souhaite améliorer l'éducation, le sport et les loisirs là où les moyens financiers sont extrêmement limités[44].
En 2006, il est officiellement désigné comme étant Ambassadeur international de l'Unicef. Depuis ce jour, il a visité le Tamil Nadu (une des régions du sud de l'Inde les plus affectées par le Tsunami), et l'Afrique du Sud. Il est également apparu dans des messages de l'UNICEF afin de sensibiliser la population à propos du SIDA.
Enfin, il a été à l'origine de diverses initiatives humanitaires telles que l'Année internationale du sport et de l'éducation physique. Après la catastrophe du tsunami au début de l'année 2005, il a lancé plusieurs initiatives de collecte de fonds - dont l'ATP All-Star Rally for Relief en faveur de l'UNICEF[45].
En mars 2007, il reçoit le prix Arthur Ashe lors des ATP Awards, récompensant son engagement humanitaire et son désir d'aider les plus démunis[46].
Récompenses
2003
2004
2005
2006
| 2007
2008
|
Autres
- Le 3 avril 2006, Roger Federer a été nommé ambassadeur de bonne volonté de l'Unicef[70].
- Le 10 avril 2007 est émis un timbre postal à son effigie en Suisse[34]. C'est la première fois que la Suisse édite un timbre à l'effigie d'une personnalité suisse encore vivante[35].
Voir aussi
Liens internes
- Joueurs de tennis numéros 1 mondiaux
- Records personnels de Roger Federer
- Carrière de Roger Federer
- Palmarès et statistiques de Roger Federer
Liens externes
- (fr) (en) (de) Site Officiel
- (fr) (en)
