Biographie Michel Serrault

Michel Serrault
Michel Serrault au Fou du roi
Michel Serrault au Fou du roi

NomMichel Lucien Serrault
Naissance24 janvier 1928
Brunoy, France
Nationalité Français
Mort29 juillet 2007
Équemauville, Calvados
Profession(s)Acteur
Films notablesAssassins et voleurs
Le Viager
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
La Cage aux folles
Garde à vue
Mortelle Randonnée
À mort l'arbitre
Le Miraculé
Docteur Petiot
Nelly et Monsieur Arnaud
Le Bonheur est dans le pré
Les Enfants du marais
Une hirondelle a fait le printemps
Le Papillon
Distinction(s)César du meilleur acteur pour La Cage aux folles (1979), Garde à vue (1982), et pour Nelly et Monsieur Arnaud (1996).

Prix Lumière du meilleur acteur pour Nelly et Monsieur Arnaud (1996) et pour Rien ne va plus (1998).
Récompensé du David di Donatello Awards (1996).

Fiche IMDb

Michel Lucien Serrault est un acteur français né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Seine-et-Oise) et décédé le 29 juillet 2007 à Équemauville (Calvados).
Il fut l'un des acteurs les plus populaires et atypiques de sa génération, apprécié aussi bien par l'intelligentsia que par le grand public pour s'être coulé avec aisance et authenticité, tout au long d'une carrière forte de cent trente cinq longs métrages, dans des rôles très différents et originaux: du boulevard (La Cage aux folles), de la comédie absurde ou délirante (Buffet froid, Le Miraculé, Rien ne va plus) à un registre plus sombre (Garde à vue, Les Fantômes du chapelier, Mortelle randonnée, Docteur Petiot) en passant par une palette d'interprétations dramatiques nuancées (Nelly et Monsieur Arnaud, Le Monde de Marty). Il est le seul comédien à avoir obtenu le César du meilleur acteur à trois reprises.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Récit autobiographique
  • 3 Récompenses et nominations
  • 4 Décorations
  • 5 Théâtre
  • 6 Acteur de cinéma : filmographie détaillée
    • 6.1 Années 1954-1959
    • 6.2 Années 1960-1969
    • 6.3 Années 1970-1979
    • 6.4 Années 1980-1989
    • 6.5 Années 1990-1999
    • 6.6 Années 2000-2007
    • 6.7 Notes filmographiques
  • 7 Télévision
  • 8 Livres
  • 9 Documentaires consacrés à Michel Serrault
  • 10 Citations
  • 11 Voir aussi
    • 11.1 Notes et références
    • 11.2 Liens externes
    • 11.3 Articles connexes

Biographie

Wikinews propose des actualités concernant « Le comédien Michel Serrault nous a quitté ».

Entré à 14 ans au petit séminaire de Conflans à Charenton-le-Pont, il souhaite devenir prêtre et proclame avoir deux passions : « faire rire et m'occuper de Dieu ». C'est le père Van Hamme qui l'oriente alors vers son métier de comédien[1]. Michel Serrault dira plus tard qu'il n'aurait pas aimé le vœu de chasteté.

En duo avec Jean Poiret, qu'il rencontre en 1952, il a fait les belles heures des cabarets parisiens dans les années 1950 et 1960.

Il fait également partie de la troupe Les Branquignols. Au cinéma, il débute avec un rôle dans Les Diaboliques (1955) d’Henri-Georges Clouzot puis avec la troupe des Branquignols dans Ah ! Les belles bacchantes. Il participera à leurs nombreux autres films.

Il se lance dans une longue aventure dans le film comique Assassins et voleurs (1957) de Sacha Guitry avec Jean Poiret, Le Viager (1972) de Pierre Tchernia (qui le fera tourner dans plusieurs films) avec Michel Galabru. Michel Galabru avec qui il tourne aussi un grand nombre de films comme Les Gaspards, Room service. Il fait ses débuts aussi avec un certain Louis de Funès peu connu à cette époque, Nous irons à Deauville, Des pissenlits par la racine, Carambolages.

Figure du théâtre de boulevard, avec ses rôles dans des pièces télévisées de Au théâtre ce soir, il triomphe en 1973 dans le rôle de l'excentrique travesti « Zaza Napoli » de La Cage aux folles, qu’il rejouera plus tard avec un succès international[2] dans ses adaptations au cinéma et dont le premier opus lui vaudra le César du meilleur acteur en 1979.

Puis arrive L'Ibis rouge (1975) de Jean-Pierre Mocky avec Michel Simon. C'est un grand ami du cinéaste avec lequel il tourne un grand nombre de films dont le plus gros succès reste Le Miraculé (1987) où il joue pour la dernière fois avec son vieil ami Jean Poiret et donne la réplique à Jeanne Moreau qu'il retrouve pour un autre face à face truculent dans La Vieille qui marchait dans la mer (d'après Frédéric Dard) de Laurent Heynemann en 1991. Il reviendra à la comédie incisive avec Rien ne va plus (1997) de Claude Chabrol où il forme avec Isabelle Huppert un couple d'arnaqueurs à la petite semaine pris dans les mailles du filet d'un parrain des Antilles interprété par Jean-François Balmer. Serrault a également servi le comique grinçant, absurde et ubuesque de Bertrand Blier en l'espace de trois collaborations: Préparez vos mouchoirs (1978), Buffet froid (1979) et Les Acteurs (2000) où, comme le reste de la prestigieuse distribution, il interprète son propre rôle.

L’adaptation de la pièce La Cage aux folles au cinéma étant un succès international[2], il est un des rares acteurs français à pouvoir se permettre de tourner à la fois dans de grosses productions mais aussi des films d’art et essai, souvent moins grand public.

En 1977, il perd sa fille Caroline (alors âgée de 19 ans) dans un accident de la route à Neuilly-sur-Seine[3].

Ce drame familial est relativement parallèle à un changement de cap artistique: c'est désormais dans des rôles dramatiques que l'acteur va exceller, soulevant parfois au passage de vives polémiques comme notamment en 1997 lors de la présentation au Festival de Cannes du film Assassin(s) de Mathieu Kassovitz . Après l'obtention d'un deuxième César pour Garde à vue (1981) de Claude Miller, où il campe un notaire cynique et ambigu, soupçonné d'être l'auteur d'un double viol et homicide sur mineures, son dialoguiste Michel Audiard déclare à son sujet : « il est le plus grand acteur du monde ». Ce huis-clos policier où il se confronte à Lino Ventura marque sans conteste un grand tournant dans sa carrière puisque s'ouvre devant lui la porte d'interprétations plus ténébreuses: il apparaît en 1982 au côté de Charles Aznavour en petit commerçant provincial voué aux meurtres de vieilles dames dans les Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol (adapté de Georges Simenon) ou devient, dans Mortelle randonnée (1983) de Claude Miller, un père qui croit reconnaître sa fille décédée en la personne d'une jeune meurtrière (interprétée par Isabelle Adjani) qu'il suit et dont il efface les traces laissées sur les scènes de crime.

Il affronte ensuite, paralysé et aphone, sa bru adultérine campée par Nathalie Baye dans En toute innocence (1988) d'Alain Jessua et endosse, pour Christian de Chalonge, les oripeaux de l'abject criminel de guerre Marcel Petiot dans Docteur Petiot (1990). C'était par ailleurs ce réalisateur qui avait révélé ses capacités à endosser des rôles ambigus avec L'Argent des autres en 1978 où il était un bien inquiétant banquier. En 1995, Nelly et Monsieur Arnaud, le film testament de Claude Sautet, est une autre étape décisive pour Serrault puisqu'il y fait preuve d'une nuance dramatique qu'il avait rarement manifestée auparavant. Sa prestation en militaire retraité et veuf, désenchanté, solitaire et mélancolique, sollicitant les services d'une jeune femme délaissée (jouée par Emmanuelle Béart) pour rédiger ses mémoires, est unanimement reconnue comme étant sa composition la plus aboutie. Elle lui permet d'ailleurs de remporter un ultime César en 1996. En 1999 dans Le Monde de Marty de Denis Bardiau, il tient le rôle d'un vieillard muet et paralysé, atteint de la maladie d'Alzheimer mais dont la voix commente en off les récits de son amitié naissante avec un enfant malade de la leucémie.

À la fin de sa vie, l'acteur jouait plutôt des rôles de « pépé » campagnard à la française, bougon, un peu rustre, mais avec un grand cœur, comme dans Les Enfants du marais (1999) de Jean Becker, avec Jacques Villeret et Jacques Gamblin, Une hirondelle a fait le printemps (2001) de Christian Carion, Le Papillon (2002) de Philippe Muyl, Albert est méchant (2003) ou Les Enfants du pays de Pierre Javaux.

Peu de temps avant sa mort, on a pu le voir aux obsèques de Jean-Claude Brialy, à Paris. Il mettait également la dernière main à un ouvrage dans lequel il souhaitait raconter ses souvenirs, en se retournant sur sa carrière exceptionnelle. Cet ouvrage, qui s'intitule À bientôt, est paru le 12 novembre 2007 chez Oh! Editions. Il envisageait aussi de porter à l'écran la vie de Monsieur Pouget, prêtre de Paris que nombre de personnes illustres consultaient pour sa vaste science et ses conseils. Michel Serrault rêvait d'interpréter un jour la vie de ce prêtre qu'il admirait beaucoup.

Il est mort chez lui, à Équemauville, le 29 juillet 2007, à l’âge de 79 ans, des suites d’un cancer. Le 2 août 2007, de nombreux amis du monde du cinéma et quelques représentants officiels ont assisté à ses obsèques en l'église Sainte-Catherine de Honfleur[4]. Il est inhumé au cimetière Sainte-Catherine de Honfleur.

Récit autobiographique

Il a écrit trois ans avant sa mort une œuvre autobiographique : Vous avez dit Serrault ?, et un journal : Les Pieds dans le plat !, dans lequel il fait part des remarques, pensées et critiques qui s'offrent à son regard de comédien et à son cœur de chrétien.

Dans son autobiographie, il a expliqué combien la foi chrétienne avait marqué son existence et donné un sens à sa vie.

Récompenses et nominations

  • 1979 : César du meilleur acteur pour La Cage aux folles
  • 1982 : César du meilleur acteur pour Garde à vue
  • 1996 : César du meilleur acteur pour Nelly et Monsieur Arnaud
  • 1981 : Nomination au César du meilleur acteur pour La Cage aux folles II
  • 1984 : Nomination au César du meilleur acteur pour Mortelle randonnée
  • 1986 : Nomination au César du meilleur acteur pour On ne meurt que deux fois
  • 1991 : Nomination au César du meilleur acteur pour Docteur Petiot
  • 1979 : Nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour L'Argent des autres
  • 1996 : Prix Lumière du meilleur acteur pour Nelly et Monsieur Arnaud
  • 1998 : Prix Lumière du meilleur acteur pour Rien ne va plus
  • 1987 : Nomination au Molière du comédien pour L'Avare
  • 1979 : Récompensé du David di Donatello Awards du meilleur acteur étranger (Migliore attore straniero) pour La Cage aux folles (1978).
    (Partagé avec Richard Gere pour Days of Heaven (1978).)

Décorations

  • Officier de la Légion d’honneur, décret du 31 décembre 1996
  • Commandeur de l'Ordre national du Mérite, décret du 14 novembre 2002
  • Chevalier du Mérite agricole

Théâtre

Théâtre

Par catégories

Personnalités

Acteur - Actrice
Metteur en scène
Décorateur
Dramaturge

Voir aussi

Pièce - Salle
Histoire - Genres
Festivals - Récompenses
Techniques

Le portail du théâtre
  • 1951 : Du-Gu-Du, spectacle des Branquignols, texte d'André Frédérique, musique de Gérard Calvi, Théâtre La Bruyère
  • 1959 : Le Train pour Venise de Louis Verneuil & Georges Berr, mise en scène Jacques Charon, Théâtre Michel
  • 1961 : On purge bébé de Marcel Bluwal, avec Jean Poiret et Jacqueline Maillan
  • 1964 : Sacré Léonard de Jean Poiret et Michel Serrault, Théâtre Fontaine
  • 1964 : Quand épousez-vous ma femme ? de Jean Bernard-Luc et Jean-Pierre Conty, mise en scène Jean Le Poulain, Théâtre du Vaudeville
  • 1965 : Monsieur Dodd d' Arthur Watkyn, adaptation Jean Cosmos, mise en scène Jacques-Henri Duval, Théâtre des Variétés
  • 1967 : Pour avoir Adrienne de Louis Verneuil
  • 1968 : Opération Lagrelèche de Jean Poiret et Michel Serrault, Théâtre Fontaine
  • 1968 : Gugusse de Marcel Achard, mise en scène Michel Roux, Théâtre de la Michodière
  • 1969 : Le Vison voyageur de Ray Cooney & John Chapman, mise en scène Jacques Sereys, Théâtre du Gymnase
  • 1970 : Les Bonshommes de Françoise Dorin, mise en scène Jacques Charon, Théâtre du Palais-Royal
  • 1972 : Le Tombeur de Neil Simon, mise en scène Emilio Bruzzo, Théâtre de la Madeleine
  • 1973 : La Cage aux folles de Jean Poiret, mise en scène Pierre Mondy, Théâtre du Palais-Royal
  • 1986 : L'Avare de Molière, mise en scène Roger Planchon, Théâtre Mogador
  • 1993 : Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains, mise en scène Pierre Mondy, Théâtre de la Porte Saint-Martin

Acteur de cinéma : filmographie détaillée

Années 1954-1959


Années 1960-1969


Années 1970-1979


Années 1980-1989


Années 1990-1999


Années 2000-2007


Notes filmographiques

  • Michel Serrault est souvent crédité à tort dans Les Vierges (1962) de Jean-Pierre Mocky, alors qu’il n’y fait que de la figuration[5]
  • Le film Assassin(s) (1997), de Mathieu Kassovitz, fit scandale lors de sa sélection au festival de Cannes. Le film, jugé trop violent, fut interdit aux moins de 16 ans.
  • Le Bénévole, de Jean-Pierre Mocky, un des derniers films de Michel Serrault, a été refusé dans les chaînes cinématographiques et télévisées, et le réalisateur, ne trouvant pas l'argent nécessaire pour exploiter le film en salle, passa de cinémas en cinémas avec la copie du film.
  • Il fut longtemps interdit de direct à la télévision pour s'être montré dénudé, en compagnie de Nagui, lors du journal de 20h de Bruno Masure en 1993.
  • Le rôle qu'il a tenu dans Le bonheur est dans le pré devait être tenu par Jean Carmet. Mais Carmet meurt en avril 1994, Serrault le remplaça.
  • Michel Serrault fut co-dialoguiste pour un film : La Bonne Occase de Michel Drach (1965).
  • Il était pressenti, avec en autres Peter Ustinov, Louis de Funès (qui ne voulait pas changer de registre) pour jouer le rôle du père dans Le Cinéma de papa de Claude Berri. Ils ont décliné et ce fut Yves Robert qui obtint le rôle (voir fiche de Michel Serrault sur Allociné - voir lien externe)
  • Pars vite et reviens tard, son avant-dernier film sorti en salles, est sorti le jour de son 79e anniversaire, le 24 janvier 2007.

Télévision


Livres

  • Le Cri de la carotte (avec Jean-Louis Remilleux), aux éditions Michel Lafon, 1995 (ISBN 978-2840980742), rééd. Ramsay, 1997 (ISBN 978-2841143597 et ISBN 978-2841141579)
  • ...Vous avez dit Serrault ?, Éditions Florent Massot, 2001 (ISBN 978-2845880351)
  • Les Pieds dans le plat !, Oh ! Éditions, 2004 (ISBN 978-2915056075)
  • À bientôt, Oh ! Éditions, 2007

Documentaires consacrés à Michel Serrault

  • 2007 : Michel Serrault, le portrait, documentaire de Gérard Jourd'hui : lui-même

Citations

  • « Je n'ai plus peur de la mort depuis que j'ai appris que je ne serai pas le premier à passer par là. »[6]
  • « Le rire doit être construit, basé sur la réalité de la vie, sur des faits communs. La folie, oui, mais avec un cadre. » (Le Figaro Magazine, 31 mars 2001)
  • « Si l'acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n'est plus un artiste. » (Le Figaro Magazine, 31 mars 2001)
  • « Un acteur est quelqu'un qui doit inventer, se laisser porter par son invention. Il est essentiel de donner un plus, de ne pas se contenter d'être un serviteur aveugle et ignare. » (Le Figaro Magazine, 31 mars 2001)
  • « Si je ne suis pas devenu prêtre, c'est à cause des voeux de chasteté. » (Bonne Soirée, 24 février 1993)
  • « La foi fait partie de ma vie. Si on n'a pas la foi pour récupérer, pour transformer le sens de la vie, tout devient un peu dérisoire, et même pathétique » (à propos de la mort de sa fille en 1977 ; cité par le Père Alain de la Morandais, 30 juillet 2007)
  • « Aurais-je un jour la possibilité d'exercer un métier qui ne me ferait pas perdre le goût de m'amuser ? » (...vous avez dit Serrault ?)
  • « J'ai l'âme d'un Chaplin avec une tête d'apothicaire » ; (cité par Pierre Murat dans Télérama N°3005 du 18 août 2007)

Voir aussi

Notes et références

  1. Père Alain de La Morandais sur RTL, 30 juillet 2007
  2. ab Il est à nos jours le 2e plus gros succès pour un film français diffusé en version originale aux États-Unis derrière Amélie Poulain.
  3. dhnet.be
  4. Le Premier ministre François Fillon, la ministre de la Culture Christine Albanel, les cinéastes Bertrand Blier, Jean-Pierre Mocky et son épouse Patricia Barzyk, Régis Wargnier, Claude Lelouch, Edouard Molinaro, Claude Zidi, Pierre Tchernia, Claude Chabrol, les comédiens Daniel Prévost, Mathilda May, Pierre Mondy, Charles Berling, Charles Aznavour, Jackie Berroyer, Caroline Cellier, Jeanne Moreau, Pierre Arditi, Frédéric Mitterrand, Michel Galabru, Isabelle Adjani, Mathilde Seigner, Emmanuelle Seigner, Jean-Paul Belmondo...
  5. source : page 178 de son livre Vous avez dit Serrault ?.
  6. Michel Serrault, ses citations. Consulté le 25 septembre 2008.

Liens externes

  • (fr+en) Michel Serrault sur l’Internet Movie Database.
  • (fr) Michel Serrault sur AlloCiné.
  • Fiche sur Cinemotions
  • Vidéo : Michel Serrault en 1990, confie ses doutes, ses joies et ses espérances, une archive de la Télévision suisse romande
  • Fiche Bibliothèque du Film

Articles connexes

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