Biographie Lance Armstrong

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Lance Armstrong

Informations
NomArmstrong
PrénomLance
Date de naissance18 septembre 1971
PaysÉtats-Unis États-Unis
Équipe
Équipe(s) pro
1992-1996
1997
1998-2004
2005
2009
Motorola
Cofidis
US Postal Service
Discovery Channel
Astana
Principales victoires
7 Tours de France (22 étapes)
Champion du monde 1993
Flèche Wallonne 1996
Clásica de San Sebastián 1995
Dauphiné Libéré 2002-2003

Lance Armstrong est un coureur cycliste, né le 18 septembre 1971 à Plano (Texas, États-Unis). Il a notamment remporté le Tour de France à 7 reprises et de manière consécutive, ainsi qu'un titre de championnat du monde en 1993. Sa carrière a été marquée par un cancer aux testicules décelé en octobre 1996, et par des soupçons de dopage concernant notamment sa première victoire dans le Tour en 1999.

Très impliqué dans la lutte contre le cancer, il a créé une importante fondation caritative aux États-Unis, nommée Livestrong, chargée de lever des fonds pour la recherche et le soutien aux malades. Dans le but officiel de faire la promotion de la lutte contre le cancer, il annonce le 9 septembre 2008 son retour à la compétition pour le Tour de France 2009 [1].

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Enfance et jeunesse
    • 1.2 1992-1996 : la première carrière professionnelle
    • 1.3 Le cancer et le retour à la compétition
    • 1.4 1999-2005 : les sept Tours de France
    • 1.5 Après la carrière cycliste
    • 1.6 2009 : le retour
    • 1.7 Vie privée
  • 2 7 victoires sur le Tour de France
    • 2.1 2000
    • 2.2 2001
    • 2.3 2002
    • 2.4 2003
    • 2.5 2004
    • 2.6 2005
  • 3 Controverses
  • 4 Palmarès
  • 5 Distinctions
  • 6 Résultats sur le Tour de France
  • 7 Résultats sur le Tour d'Espagne
  • 8 Anecdote
  • 9 Annexes
    • 9.1 Notes et références
    • 9.2 Bibliographie
    • 9.3 Liens externes

Biographie

Enfance et jeunesse

Lance Armstrong naît à Plano, localité proche de Dallas au Texas. Son père quitte la famille alors que Lance a deux ans - ils ne se sont jamais rencontrés depuis. Trois ans après la naissance de Lance, sa mère Linda Mooneyham se marie avec Terry Armstrong. Les relations entre ce dernier et son beau-fils sont mauvaises. D'après ses dires, Lance est élevé par Terry sévèrement, « brutalement ». Le sport lui permet de s'éloigner de Terry.

Armstrong débute le sport à 13 ans avec le triathlon. Il dispute ses premières courses dans la catégories senior à l'âge de 16 ans. Il découvre rapidement que son point fort est le cyclisme. À 17 ans, il reçoit une invitation pour participer à un camp d'entraînement de six semaines de l'équipe nationale junior de cyclisme.

Comme l'administration scolaire de Plano lui refuse son diplôme sur la base de ces six semaines d'absence, il quitte cet établissement sans diplôme, mais l'obtient plus tard dans une école de Dallas. En raison du milieu conservateur de Plano, il déménage à Austin, qu'il considère aujourd'hui comme sa ville d'origine.

1992-1996 : la première carrière professionnelle

Lance Armstrong passe professionnel en août 1992. Ses équipes successives sont : Motorola (1992 à 1996), Cofidis (1997), US Postal (1998 à 2004), Discovery Channel (2005).

Lance Armstrong se révèle à l'occasion du Tour de France 1993. Porteur du maillot de champion des États-Unis, il remporte au sprint l'étape de Verdun mais est lâché dans les cols. Il est également largement distancé dans les contre-la-montre, plus de 6mn de perdu sur Indurain lors de l'étape du Lac de La Madine. Quelques semaines plus tard à Oslo, en Norvège, il devient à 21 ans champion du monde de cyclisme sur route dans des conditions météorologiques difficiles et devant tous les favoris. Il est souvent présenté, à tort, comme le plus jeune champion du monde de sa spécialité, Karel Kaers ayant remporté son titre à 20 ans en 1934.

En 1995, Lance Armstrong décroche sa deuxième victoire d'étape sur le Tour, à Limoges. Franchissant la ligne en solitaire, Lance Armstrong lève un doigt vers le ciel en hommage à son équipier Fabio Casartelli, victime d'une chute mortelle trois jours plus tôt dans la descente du col du Portet d'Aspet. Il ne parvient toujours pas à franchir décemment la haute-montagne et reste distancé dans les contre-la-montre.

Armstrong s'affirme comme un coureur sur les courses d'un jour (victoire sur la Classique de San Sebastian en 1995, sur la Flèche Wallonne en 1996) mais également sur les courses à étapes d'une semaine avec une 2e place lors du Paris-Nice de 1996 et des victoires au Tour du Pont en 1995 devant Ekimov et en 1996 devant Pascal Hervé[2].

Fin 1996, alors qu'il annonce son transfert dans l'équipe Cofidis pour la saison suivante, Lance Armstrong est classé 9e mondial par le classement de l'UCI et à son meilleur niveau depuis le début de sa carrière.

Le cancer et le retour à la compétition

En octobre 1996, on lui diagnostique un cancer des testicules qui lui vaut d'être écarté de la compétition pendant plus d'un an. Son médecin estimait que ses chances de survie ne dépassaient pas 50 %[réf. souhaitée]. Après une guérison et une longue rééducation, il reprend le vélo et signe un contrat avec l'équipe U.S. Postal en 1998. Lance Armstrong dispose de sa propre fondation pour la recherche contre le cancer : la Lance Armstrong Foundation (Livestrong).

Il est proche de tout abandonner après un retour à la compétition difficile à l'occasion du Paris-Nice 1998. Il remporte néanmoins le Tour du Luxembourg et termine quatrième au Tour d'Espagne.

1999-2005 : les sept Tours de France

Son nouveau directeur sportif, Johan Bruyneel, parvient également à le motiver et change ses méthodes d'entraînement, lui permettant d'améliorer sa technique de pédalage. Seulement intéressé par le Tour de France à partir de 1999 et les courses par étapes d'une semaine (vainqueur de deux Dauphiné libéré en 2002 et 2003, d'un Tour de Suisse en 2000 et du Midi Libre en 2002), il délaisse les autres grands tours et les classiques, à l'exception de l'Amstel Gold Race (2e en 1999 et 2001 ainsi que 4e en 2002) et de la doyenne des classiques à savoir Liège-Bastogne-Liège qui a constitué pendant plusieurs années le deuxième objectif majeur de sa saison.

De 1999 à 2005 il gagne 7 Tours de France consécutifs.

Le 19 avril 2005, il annonce sa retraite du cyclisme à l'issue du Tour de France 2005. Le 24 juillet 2005, il tient parole et quitte le cyclisme professionnel, sur une historique septième et dernière victoire sur le Tour de France. Suite aux révélations du journal L'Équipe concernant un possible dopage à l'EPO lors du Tour de France 1999, il envisagera un temps de revenir à la compétition pour, selon ses dires, « emmerder les Français », majoritairement sceptiques devant ses performances[réf. nécessaire]. À ce jour, il nie toute prise de produit dopant.

Après la carrière cycliste

Depuis son retrait des pelotons, Armstrong a participé à plusieurs marathons, ceux de New York et de Boston. Une salle qui retrace sa carrière lui est consacrée depuis début mai 2008 au musée des sports de New York. Enfin, cette même année 2008, il a fait un discours sur le fléau du cancer aux États-Unis et les 500 000 personnes qui meurent chaque année à cause de la médiocrité de la prévention dans le pays, du manque d'argent et du peu d'intérêt parfois de la classe politique américaine sur ce sujet[réf. nécessaire].

2009 : le retour

Le 8 septembre 2008, le site internet du magazine Velonews se fait l'écho de rumeurs sur un probable retour en 2009 du coureur sous les couleurs de l'équipe Astana pour cinq courses : le Tour de Californie, Paris-Nice, le Tour de Géorgie, le Critérium du Dauphiné libéré et le Tour de France[3]. Démentie par Astana[4], l'information est cependant confirmée le lendemain par Lance Armstrong sur le site de sa fondation, avec pour objectif de gagner un huitième Tour de France[1],[5] et faire la promotion de sa fondation de lutte contre le cancer, mais sans préciser sa future équipe. Le coureur annonce officiellement son retour à la compétition le 24 septembre lors d'une conférence de presse[6]. L'information selon laquelle il s'engagerait avec la formation Astana est cette fois confirmée par la fédération kazakhe.

Armstrong est accusé d'être avantagé par l'UCI. Normalement contraint par le règlement de l'UCI à respecter un délai de six mois avant de reprendre la compétition, Armstrong a été autorisé a participer au Tour Down Under en janvier 2009, soit quatre mois seulement après avoir officialisé son retour[7].

Armstrong a également annoncé sa participation, pour la première fois de sa carrière, au Tour d'Italie. Il pourrait s'agir de son seul grand tour en 2009, dans la mesure où sa présence au Tour de France n'est pas assurée[8].

Vie privée

De septembre 2005 à février 2006, il a été fiancé avec Sheryl Crow, avec qui il entretenait une relation depuis la fin de l'année 2004[9].

7 victoires sur le Tour de France

2000

Au prologue, Armstrong termine deuxième, deux secondes derrière David Millar mais 12 s devant Jan Ullrich. Ensuite, Lance Armstrong distance le grimpeur italien Marco Pantani sur son propre terrain et le Suisse Alex Zülle dans la première étape de montage arrivant à Lourdes Hautacam. À 6 km de l'arrivée, Heras, Escartin, Beloki et quelques autres coureurs sont rattrapés et dépassés. À 3 km de l'arrivée, il rattrape José Maria Jimenez. Finalement, seul Javier Otxoa, échappé matinal termine devant l'Américain. Armstrong endosse le maillot jaune. À l'arrivée il distance Joseba Beloki de 3'35" et Jan Ullrich de 4'01". Armstrong remporte le contre-le-montre de Mulhouse 25 secondes devant Jan Ullrich. Il est finalement sacré à Paris pour la seconde fois. Il possède 6'02" d'avance sur Jan Ullrich. L'Américain a porté en tout le maillot jaune 12 jours dans le Tour 2000.

2001

2001 : Armstrong rattrape une partie de son retard dans la montée de L'Alpe d'Huez

Lors de la 8e étape, une échappée fleuve de 14 coureurs se développe dans le Jura et met en position avancée des coureurs dangereux comme Andreï Kivilev. Le peloton et tous les favoris sont relégués à 35 minutes. Lance Armstrong rattrape une partie de son retard dans la montée de L'Alpe d'Huez où il lâche son principal rival Jan Ullrich à 13 km du sommet. Il dépasse finalement Laurent Roux qui était alors en tête de la course, étant partie en solitaire à 6 km du sommet. Dans les Pyrénées, Lance Armstrong gagne une autre étape à Saint-Lary-Soulan encore une fois devant Jan Ullrich (à 1'00") et Beloki (à 1'46"). Lance Armstrong gagne aussi le contre-le-montre Montluçon-Saint-Amand-Montrond. À Paris, il possède 6'44" d'avance sur son dauphin Jan Ullrich. L'Américain porte en tout le maillot jaune 8 jours dans le Tour 2001. À nouveau vainqueur, Armstrong rejoint au palmarès le Belge Philippe Thys, le Français Louison Bobet et l'Américain Greg LeMond, triples vainqueurs de la Grande Boucle.

2002

Lance Armstrong remporte le prologue. Ensuite la course se dirige vers les Pyrénées. Lors de la première étape de montagne arrivant à La Mongie : son coéquiper Roberto Heras imprime le rythme dans l'ascension et seul Joseba Beloki parvient à suivre les deux hommes. Laurent Jalabert, parti en échappé, est dépassé à 3,5 km du but. Finalement, dans les derniers hectomètres, Lance Armstrong attaque et va chercher sa deuxième victoire dans ce Tour. Le lendemain, il gagne encore au Plateau de Beille 1'04" devant Roberto Heras et Joseba Beloki.

Quelques jours plus tard, il effectue une ascension rapide du Ventoux mais l'étape est remportée par Richard Virenque, échappé bien avant le début du col. Lance Armstrong parachève sa victoire en remportant le dernier contre-la-montre de Mâcon. Finalement, il possède à Paris une avance de 7'17" sur Joseba Beloki, qui termine deuxième et il aura porté en tout le maillot jaune 11 jours dans le Tour 2002.

2003

Lors de la quatrième étape, son équipe (US Postal) remporte le contre-la-montre par équipes. Puis, dans les Alpes, pour la première fois Lance Armstrong est attaqué à plusieurs reprises. De plus, un épisode singulier se produit dans la descente du col de La Rochette sur la route de Gap : Joseba Beloki chute devant l'Américain et se blesse aux jambes devant abandonner. Lance Armstrng s'engouffre dans le champ voisin, qu'il traverse avant de rejoindre la route un lacet plus bas. Quelques jours plus tard, il est battu par Jan Ullrich dans le contre la montre de Gaillac-Cap Découverte. Il conserve néanmoins le maillot jaune pour 34 secondes. Au pied des Pyrénées, Ullrich a toutes ses chances car les écarts sont minimes (15" entre Armstrong et lui).

Lors de l'étape de Luz-Ardiden, à près de 10,3 km de l'arrivée, Lance Armstrong, victime d'un accrochage avec un spectateur, chute, entraînant avec lui Iban Mayo. Jan Ullrich, ralentit pour attendre l'Américain qui repart. Ensuite, à 9 km du but, après s'être fait quelques frayeurs en déchaussant, Lance Armstrong passe à l'attaque. Finalement, le Texan gagne l'étape 40" devant Jan Ullrich et Iban Mayo.

Lance Armstrong enlève ses dernières chances à Jan Ullrich dans le dernier contre-la-montre entre Pornic et Nantes. À Paris, l'écart entre Jan Ullrich et Armstrong n'est que de 1'01" ce qui reste l'écart le plus serré entre lance Armstrong entre le second d'un Tour de France. L'Américain porte en tout le maillot jaune 13 jours dans le Tour 2003. Avec ce 5e titre, Armstrong rejoint les recordmen Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, également cinq fois vainqueurs de la Grande Boucle.

2004

Lance Armstrong dans le prologue du Tour 2004

Lance Armstrong finit deuxième du prologue, à deux secondes derrière Fabian Cancellara, et renvoie Jan Ullrich à quinze secondes. Quatre jours plus tard, son équipe (US Postal) remporte le contre-la-montre par équipes ce qui permet au Texan d'enfiler le maillot jaune. Lors de l'ascension de la Mongie (12e étape), Armstrong et Ivan Basso se débarrassent des autres concurrents. L'Italien remporte l'étape. Le lendemain, l'Américain remporte l'étape ; c'est un coup dur pour Ullrich qui termine à 2'42", pour Iban Mayo, pour Tyler Hamilton (qui abandonne finalement) et pour les autres favoris. Trois jours plus tard, l'Américain enlève sa deuxième victoire d'étape individuelle de ce tour malgré une belle offensive de Jan Ullrich. Le lendemain (16e étape), Lance Armstrong remporte le contre-la-montre de L'Alpe d'Huez. Il y domine Jan Ullrich (à 1'01"), Andreas Klöden (à 1'41") et double même Ivan Basso (à 2'23") pourtant parti deux minutes avant lui. Lors de la 17e étape, il remporte encore une fois la victoire au Grand-Bornand où il rattrape sur la ligne Andreas Klöden parti à un kilomètre du but. Lance Armstrong enlève le dernier contre-la-montre à Besançon, 1'01" devant Ullrich. À Paris, il possède 6'19" d'avance sur Klöden, son dauphin et il a porté le maillot jaune durant sept jours et remporté cinq victoires ainsi que le contre-la-montre par équipes. L'Américain devient le recordman de victoires au tour de France avec six succès consécutifs.

2005

Contre-la-montre individuel de Saint-Étienne

Lors de la première étape (un contre la montre), Lance Armstrong relègue ses principaux concurrents à plus de 50 secondes mais il est battu par son ex-coéquipier à l'US Postal, le jeune David Zabriskie de l'équipe CSC. Jan Ullrich, son principal rival est dépassé par l'Américain parti une minute après lui. Son équipe (Discovery Channel Team) remporte ensuite le contre-la-montre par équipes avec une avance de deux secondes sur la CSC d'Ivan Basso (Lance Armstrong s'empare du maillot jaune). À Courchevel, lors de la dixième étape, il imprime le rythme dans la montée finale et seul quelques coureurs (Alejandro Valverde, Mickael Rasmussen, Francisco Mancebo) parviennent à l'accompagner jusqu'au sommet. Ses principaux adversaires (Ivan Basso, Jan Ullrich, Alexandre Vinokourov) ne parviennent à suivre et sont relégués à plusieurs minutes. Dans les étapes suivantes, Lance Armstrong est attaqué. Il termine second à Ax-3 domaines où seul Georg Totschnig, échappé matinal parvient à terminer devant lui. Il prend encore du temps à ses rivaux. Finalement, il remporte le contre-la-montre individuel de Saint-Étienne 23 secondes devant son rival Jan Ullrich. L'écart entre Basso et Armstrong à Paris est de 4'40". L'Américain porte en tout le maillot jaune 17 jours dans le Tour de France 2005. Ce Tour de France, le plus rapide de l'histoire, a été bouclé par Lance Armstrong à la vitesse moyenne de 41,654 km/h.

Seul vainqueur de sept éditions consécutives du Tour de France, il a été choisi comme « athlète de l'année 2002 » par le magazine américain Sports Illustrated. Après avoir remporté le Tour 2005, Armstrong part à la retraite. Il est le seul des grands champions (Eddy Merckx, Bernard Hinault, Jacques Anquetil, Miguel Indurain) à quitter la compétition sur une telle victoire. Depuis 1999, il n'a pas connu la défaite dans cette course.

Controverses

Lance Armstrong a été contrôlé positif aux corticoïdes sur le Tour de France 1999, mais la présentation a posteriori d'un certificat médical lui permet d'échapper aux sanctions.[10] Selon son entourage, il s'agissait d'une pommade dermatologique autorisée sur prescription médicale. Néanmoins, le seul fait de présenter ce certificat après et non avant le contrôle aurait dû suffire, en application stricte du règlement (Règlement UCI Titre XIV Chapitre 4 Article 43), à le faire sanctionner. Auparavant, il aura contribué à écarter Christophe Bassons du peloton, lui reprochant ses prises de position antidopage : « S'il pense que le cyclisme fonctionne comme cela, il se trompe et c'est mieux qu'il rentre chez lui ». (L'Équipe 17/7/1999).

Lors du Tour de France 2000, France 2 diffuse un reportage dans lequel on voit du personnel de l'US Postal jeter dans une poubelle des seringues et des boîtes de médicaments (Actovegin), ce qui ne constitue néanmoins pas une preuve de dopage en soi, le contenu ne pouvant être assimilé au mode d'assimilation et l'Actovegin ne figurant pas à l'époque sur la liste des produits interdits par l'UCI.[11] L'année suivante, Armstrong précise consulter depuis 1995 le docteur Michele Ferrari, condamné depuis pour fraude sportive et exercice abusif de la profession de pharmacien, mais sans que cette condamnation soit en rapport avec la relation des deux hommes. Le jugement concernant Ferrari repose principalement sur les affirmations du coureur cycliste Filippo Simeoni, affirmations qui ont été, ainsi qu'il est écrit par le juge dans les attendus du jugement, « confortées par une série d'éléments recueillis (...) au cours du procès ». Michele Ferrari a cependant obtenu un non-lieu en appel. Armstrong avait dans un premier temps officiellement rompu toute relation avec le médecin italien qui était cependant parmi ses invités lors de la fête célébrant sa sixième victoire dans le Tour de France en juillet 2004.

En juin 2004, le livre L.A. Confidentiel – Les secrets de Lance Armstrong écrit par deux journalistes, David Walsh et Pierre Ballester, relate des révélations de son ancienne masseuse et les doutes d'anciens coéquipiers ou coureurs dont Greg LeMond. Convaincu du dopage d'Armstrong, l'assureur texan SCA Promotions refuse alors de lui verser la prime promise de 5 millions de dollars pour sa sixième victoire.[réf. nécessaire] Le procès devait se tenir durant l'hiver 2005-2006. Une enquête préliminaire sur l'entourage d'Armstrong pour suspicion de dopage a été ouverte en janvier 2005 par le procureur de la République d'Annecy, enquête qui a été classée par la suite, les faits étant prescrits.

Dans Le Monde du 18 juillet 2005, Mike Anderson, son assistant personnel de 2002 à 2004 déclare : « Je n'ai aucun doute sur le fait qu'Armstrong a utilisé des produits interdits pour gagner le Tour de France (…) En utilisant des produits interdits, il trompe le cyclisme et le public. »

Mike Anderson aurait découvert une boîte de stéroïdes dans la salle de bains de Lance Armstrong, dans son domicile espagnol, et aurait été, pour cette raison, licencié sans ménagement.[réf. nécessaire] Refusant de signer un hush agreement (clause de confidentialité sur tout ce qui pourrait concerner Armstrong), il sera suite à cela attaqué en justice par Armstrong et contre-attaquera en portant plainte contre ce dernier pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. L'affaire dans son ensemble se règlera finalement à l'amiable, après retrait de la plainte d'Armstrong et préavis de non-entrée en matière concernant la plainte d'Anderson pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.[réf. nécessaire]

Lance Armstrong a pourtant toujours plaidé son innocence, comme lors de cette déclaration à la fin de son dernier Tour de France :

« Je voudrais m'adresser à tous ceux qui ne croient pas au vélo. Je voudrais dire aux cyniques et aux sceptiques que je suis désolé pour eux. Je suis désolé que vous ne croyiez pas aux miracles, je suis désolé que vous ne croyiez pas au cyclisme. Le vélo est le sport le plus beau et le plus difficile du monde. Et le Tour de France est la plus belle et la plus difficile course du monde. Vive le Tour, pour toujours ! »

Il a également toujours minimisé l'importance du dopage dans le cyclisme. À propos de Christophe Bassons qui dénonçait l'ampleur du dopage, il déclare : « Ses accusations ne sont pas bonnes pour le cyclisme, pour son équipe, pour moi ni personne. S'il pense que le cyclisme fonctionne comme cela, il se trompe et c'est mieux qu'il reste chez lui. » (L'Équipe du 17 juillet 1999, rapporté dans Sport & Vie n°56 de sept-oct 1999).

Malgré tout, un rebondissement survient le 23 août 2005, lorsque le journal sportif français L'Équipe publie une enquête dans laquelle il annonce que six échantillons d'urine de Lance Armstrong datant du Tour de France cycliste 1999 contenaient de l'EPO. Pour établir le lien entre les traces d'EPO et Armstrong, le journal a comparé les numéros des échantillons urinaires analysés par le laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry avec ceux inscrits sur les procès-verbaux de contrôle du coureur qui lui ont été fournis par l'UCI[12].

Malgré ces faits que de nombreux observateurs considèrent comme des preuves, Lance Armstrong a cependant continué à nier avoir jamais consommé des produits interdits, refusant d'admettre la validité des résultats du laboratoire, se fondant tantôt sur l'absence de contre-expertise possible (seuls les échantillons B subsistant), tantôt sur la manipulation possible des échantillons ou des résultats dans un pays où il s'estime considéré comme l'ennemi public numéro un, tantôt enfin sur l'incertitude quant à la fiabilité du test pratiqué par le laboratoire de Châtenay-Malabry. Les tests sur les échantillons de 1999 ont été pratiqués à des fins de recherche ce qui ne nécessite pas le protocole strict de la procédure anti-dopage normale. Selon le rapport Vrijman, une possibilité de contamination des échantillons ne peut être écartée. D'autres estiment encore que le laboratoire de Châtenay-Malabry, à l'origine de ce test de détection de l'EPO, est mal placé pour en estimer la fiabilité. Contrairement au test mis au point depuis par une équipe australienne, ce test de dépistage est soumis à une appréciation humaine et dépend donc beaucoup de l'expertise du contrôleur. Par exemple, l'Italien Fabrizio Guidi qui avait été contrôlé positif à l'EPO en août 2005 a été blanchi par la contre-expertise, comme l'avait été, dans un autre sport, le miler Bernard Lagat en 2003, ou, plus récemment Marion Jones.

Cependant, le laboratoire de Châtenay-Malabry est un laboratoire reconnu officiellement par l'UCI comme par toutes les autres institutions sportives, et son test de détection de l'EPO est couramment utilisé. D'autre part, selon la majorité des spécialistes, si des échantillons peuvent être détériorés à la longue, jamais ils ne se transforment de négatif en positif.[réf. nécessaire]

Suite à l'affaire Armstrong, une commission d'athlètes du CIO (Comité international olympique) a demandé la suspension du laboratoire, avec pour motif le non-respect du secret médical. L'Agence mondiale anti-dopage n'a toutefois pas donné suite, estimant que le laboratoire n'avait transgressé aucun principe éthique.[réf. nécessaire]

L'AMA (Agence mondiale antidopage) et l'UCI (Union cycliste internationale) ont mené toutes deux une enquête à ce sujet. Mais Armstrong est à l'abri légalement pour une question de forme. Pour être condamné ou déclassé sur le Tour de France 1999 il faudrait qu'une contre-expertise soit possible sur chacun des échantillons, les 5 prélévements positifs suivant le 1er ne pouvant faire office de contre-expertise.

Le 31 mai 2006, un rapport de 132 pages de la commission d'enquête indépendante, commandé par l'UCI, étudie les allégations avancées par L'Équipe en août 2005. Le quotidien sportif avait alors établi que des échantillons du septuple vainqueur de la Grande Boucle testés dans le laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry, s'étaient révélés positifs à l'EPO. La commission, qui a travaillé uniquement sur la forme, blâme les autorités antidopage. En revanche, hormis quelques pages sur de possibles contaminations des échantillon, elle a laissé de côté le fond du dossier, à savoir : Lance Armstrong s'est-il ou non dopé en 1999 ?

Le 12 septembre 2006, le quotidien new-yorkais New York Times a publié[13] les révélations de Frankie Andreu et, sous couvert de l'anonymat, d'un autre coéquipier de Lance Armstrong au sein de la formation US Postal. Ceux-ci déclarent avoir pris de l'EPO avant le Tour de France 1999. Les deux coureurs précisaient cependant n'avoir "jamais vu Armstrong se doper". Armstrong a répliqué en disant : « Mes victoires cyclistes sont sans tache. Je n'ai pris aucun produit dopant, je n'ai demandé à personne d'en prendre et je n'ai pas encouragé qui que ce soit d'autre à en prendre. J'ai gagné proprement.[14] »

En octobre 2006, LA Officiel, publié par Pierre Ballester et David Walsh, avance que les explications données pour expliquer la métamorphose de l'américain après son cancer ne tiennent pas. Par exemple, après son cancer, il n'a, au mieux, perdu qu'un ou deux kilos.

Palmarès

  • Tour de France : 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005
  • 25 victoires d'étapes sur le Tour de France dont 2 prologues et 3 contre-la-montre par équipes
  • 83 jours de course avec le maillot jaune sur le Tour de France
  • Championnat du monde sur route : 1993 (4e : 1998)
  • États-Unis Championnat des États-Unis sur route : 1990 (amat.), 1993
  • Flèche Wallonne : 1996
  • Classica San Sebastian : 1995 (2e : 1994)
  • Grand prix des Nations : 2000 (et meilleure moyenne de l'épreuve)
  • Dauphiné Libéré : 2002, 2003 (3e : 2000 ; 4e : 2004, 2005) (4 étapes)
  • Midi Libre : 2002
  • Tour de Suisse : 2001
  • Tour DuPont : 1995, 1996 (2e : 1993, 1994) (10 étapes)
  • Tour du Luxembourg : 1998
  • Tour de Rhénanie-Palatinat : 1998
  • Tour de Georgie : 2004
  • Semaine Bergamasque: 1992 (amat.)
  • Grand Prix Eddy Merckx : 2000 (avec Ekimov) (2e: 1996)
  • Grand Prix d'Atlanta : 1992
  • Thrift Drug Classic : 1992 (amat.), 1993, 1994 (2e : 1995)
  • West-Virginia Mountain Classic : 1993
  • West-Virginia Kmart Classic : 1995
  • Cascade Classic : 1998
  • Trophée Laigueglia : 1993
  • GP Sanson (Marostica) : 1992
  • 2e du classement UCI : 2002
  • 2e de Paris Nice : 1996
  • 2e de Liège-Bastogne-Liège : 1994, 1996
  • 2e de l'Amstel Gold Race : 1999, 2001 (4e : 2002)
  • 2e du Grand Prix de Zürich : 1992 (3e : 2002, 4e : 1996)
  • 2e de la Classique des Alpes : 2001 (3e : 2000)
  • 2e de Paris-Camembert : 2000
  • 2e du Critérium International : 2002 (3e : 2004)
  • 2e du Tour de Hollande : 1996 (4e : 1998)
  • 2e du First Union Invitational – Wachovia Invi : 1998
  • Médaille de bronze du contre-la-montre aux Jeux Olympiques : 2000
  • 3e du Tour de Suède : 1993
  • 4e du Tour d'Espagne : 1998
  • 4e du championnat du monde du contre-la-montre : 1998
  • Champion des États-Unis de triathlon Juniors : 1990

Distinctions

  • Vélo d'Or : 1999, 2000, 2001, 2003, 2004
  • Mendrisio d'Or : 1999

Résultats sur le Tour de France

  • 1993 : abandon 12e étape et vainqueur de la 5e étape.
  • 1994 : abandon 15e étape.
  • 1995 : 36e du classement général et vainqueur de la 18ème étape.
  • 1996 : abandon 6e étape.
  • 1999 : vainqueur du classement général et de 4 étapes, porteur du maillot jaune durant 15 étapes.
  • 2000 : vainqueur du classement général et de 1 étape, porteur du maillot jaune durant 12 étapes.
  • 2001 : vainqueur du classement général et de 4 étapes, porteur du maillot jaune durant 8 étapes.
  • 2002 : vainqueur du classement général et de 4 étapes, porteur du maillot jaune durant 11 étapes.
  • 2003 : vainqueur du classement général et de 1 étape, porteur du maillot jaune durant 13 étapes.
  • 2004 : vainqueur du classement général et de 5 étapes, porteur du maillot jaune durant 7 étapes.
  • 2005 : vainqueur du classement général et de 1 étape, porteur du maillot jaune durant 17 étapes.

Résultats sur le Tour d'Espagne

  • 1998 : 4e du classement général

Anecdote

Il est le dix-septième des dix-neuf cyclistes du tour de France ayant gagné plusieurs étapes sur une période de 10 ans ou plus[réf. nécessaire]. En termes de longévité, il est le 5e car il a gagné l'étape entre Chalons-sur-Marne et Verdun en 1993 et il a remporté le contre-la-montre Saint-Etienne - Saint-Etienne. Seuls Jean Alavoine (14 ans), René Vietto, Gino Bartali et Louis Mottiat (13 ans) ont fait mieux. Raymond Poulidor partage cette 5e place avec lui. Henri Pelissier, Philippe Thys, André Leducq, Antonin Magne, André Darrigade, Jean Stablinski, Felice Gimondi, Gerben Karstens, Ferdinand Bracke, Joaquim Agostinho et Lucien Van Impe ont également réussi à gagner leurs étapes sur une période de 10 ou 11 ans. Richard Virenque a également réussi cette performance même s'il a gagné sa première étape après lui et remporté sa dernière avant lui (1994-2004). Depuis, seul Cédric Vasseur a réussi une telle performance.

En 2006, Lance joue son propre rôle en apparaissant brièvement à plusieurs reprises dans le film Toi, moi... et Dupree d'Anthony et Joe Russo, aux côtés de Owen Wilson, Kate Hudson, Matt Dillon.

Annexes

Notes et références

  1. ab Annonce par Lance Armstrong de son retour
  2. Mémoire du cyclisme et l'Equipe
  3. (en) « Sources: Lance Armstrong coming back », Velonews.com, 8 septembre 2008.
  4. (en) « Astana denies Armstrong return », cyclingnews.com, 9 septembre 2008.
  5. « Cyclisme - Lance Armstrong confirme un retour à la compétition », levif.be, 9 septembre 2008.
  6. « Cyclisme - TDF 2009 - Armstrong avec Astana », L'Equipe.fr, 24 septembre 2008.
  7. Armstrong fait déjà sa loi, Sports.fr, 11 octobre 2008.
  8. (en) Armstrong wants to go pink, probably not yellow sur cyclingnews.com, 14 octobre 2008. Consulté le 27 octobre 2008
  9. Lance Armstrong et Sheryl Crow se séparent sur nouvelobs.com, 4 février 2006. Consulté le 10 septembre 2008
  10. LA Confidentiel
  11. Libération 25/11/2000
  12. « Armstrong dans la tourmente », L'Équipe.
  13. « 2 Ex-Teammates of Cycling Star Admit Drug Use », New York Times, 12 septembre 2006.
  14. « Cyclisme - Dopage : Armstrong contre-attaque », L'Équipe, 13 septembre 2006.

Bibliographie

  • Il n'y a pas que le vélo dans la vie, de Lance Armstrong, Sally Jenkins, Dominique Rinaudo (traduction) - Editions Albin Michel, 2000
  • Chaque seconde compte, de Lance Armstrong, Sally Jenkins, Pierre Girard (traduction) - Editions Albin Michel, 2003
  • Mon programme de forme et d'entraînement, de Lance Armstrong, Chris Carmichael, J-C Labrunye (traduction), Patrick Merle (traduction) - Editions L'Archipel, 2003
  • L.A. Confidentiel : Les secrets de Lance Armstrong, de Pierre Ballester & David Walsh - Editions La Martinière, 2004
  • L.A. Officiel, de Pierre Ballester & David Walsh - Editions La Martinière, 2006
  • Lance Armstrong, de Arnaud Briand & J-S Fernandes - Editions Horizon Illimité, 2004
  • Champion : Défense et illustration de Lance Arsmtrong, de Christian Laborde - Édition Broché, 2006
  • de lance a landis de Pierre Ballester & David Walsh - Editions La Martinière, 2007

Liens externes

  • (en) Site officiel
  • (en) La fondation Lance Armstrong - Lutte contre le cancer
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