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La saga Harry Potter par J. K. Rowling | |
| 1. à l'école des sorciers | livre – film |
| 2. et la Chambre des secrets | livre – film |
| 3. et le Prisonnier d'Azkaban | livre – film |
| 4. et la Coupe de feu | livre – film |
| 5. et l'Ordre du phénix | livre – film |
| 6. et le Prince de sang-mêlé | livre – film |
| 7. et les Reliques de la Mort | livre – film |
| L'univers de Harry Potter | |
Les personnages de la saga
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Harry Potter est le nom d'une série littéraire écrite par Joanne Kathleen Rowling.
Elle raconte à travers sept tomes, correspondant chacun à une année scolaire (à l'exception de l'ultime tome, Harry Potter et les Reliques de la Mort), l'histoire d'un apprenti sorcier appelé Harry James Potter.
La série de livres Harry Potter, écrite à l'origine en langue anglaise, est traduite en français par Jean-François Ménard[1]. Les illustrations des couvertures francophones sont de Jean-Claude Götting.
Sommaire
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Harry Potter est un orphelin recueilli par son oncle et sa tante, les Dursley, qui lui mènent la vie dure. Ils habitent Little Whinging, dans le Surrey, en Angleterre.
Un été, peu avant son onzième anniversaire, Harry reçoit une lettre l'invitant à se présenter lors de la rentrée des classes à l'école de sorcellerie de Poudlard, en Écosse. Malgré les manœuvres de son oncle et de sa tante pour l'empêcher de s'y rendre, Rubeus Hagrid, un "demi-géant" envoyé par Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard, va faire découvrir à Harry le monde des sorciers et l'emmener à la gare de King's Cross à Londres, où il prendra le Poudlard Express qui le conduira jusqu'à sa nouvelle école.
Harry découvre ainsi non seulement l'existence des sorciers, qui vivent parmi les "Moldus" (les personnes ne possédant aucun pouvoir magique) tout en se dissimulant d'eux, mais aussi l'immense célébrité dont il jouit : il est en effet considéré comme "le Survivant" depuis que, dix ans plus tôt, ses parents, les sorciers Lily Evans et James Potter, ont été tués par Voldemort, un puissant mage noir qui s'en est ensuite pris à Harry, ce dernier ayant survécu, tandis que Voldemort disparaissait mystérieusement.
Une fois à Poudlard, Harry va apprendre à maîtriser et à utiliser les pouvoirs magiques qu'il possède, et va se faire deux amis inséparables : Ron Weasley et Hermione Granger, qui l'accompagneront dans toutes ses péripéties.
Le récit se poursuit au fil de sept tomes, chacun d'eux se déroulant sur une année scolaire, tout au long de l'adolescence riche en aventures de Harry. Durant ces sept ans, le jeune sorcier va notamment assister au retour parmi les vivants et à la seconde ascension vers le pouvoir de Voldemort, auquel il devra faire face à plusieurs reprises jusqu'à un ultime affrontement.
En imaginant le monde fictif dans lequel évolue le personnage de Harry Potter, Rowling crée un univers et une société spécifiques regroupant des hommes et des femmes capables de magie, une faculté en général héréditaire mais qui peut aussi apparaître chez des enfants de Moldus.
L'auteur prend soin d'ancrer son univers dans la société britannique des années 1990. Les sorciers vivent en effet parmi les Moldus, mais ont l'obligation de par le Code international du Secret magique, pour que les deux mondes puissent coexister pacifiquement, de cacher la pratique de la magie aux non-sorciers.
Les sorciers ont leurs propres organisations gouvernementales (le Ministère de la Magie pour la Grande-Bretagne), leurs lois, leur monnaie, leurs moyens de communication et de transport particuliers, leurs établissements spécifiques (l'hôpital Sainte-Mangouste ou l'école de sorcellerie de Poudlard notamment) et leurs références culturelles (comme le Quidditch, un sport de sorciers).
L'exercice de la magie peut prendre des formes multiples. Lancer un sortilège nécessite le plus souvent, mais pas systématiquement, l'usage d'une baguette magique et la prononciation d'une formule magique ; les sorts sont nombreux et peuvent avoir des effets variés. Les potions constituent une autre forme de magie, là encore aux conséquences diverses. Les sorciers sont aussi capables de voler à l'aide de balais ; en fonction de leurs capacités et de leur entraînement, certains peuvent aussi se métamorphoser, se téléporter ou encore lire dans les pensées (l'esprit n'est pas considéré comme "un livre que l'on pourrait lire à notre aise" pour les sorciers mais "un espace où sont stockés des évenements passés que seuls des gens assez puissants peuvent extraire pour les observer"). La pratique de la magie dans la vie quotidienne des sorciers rend inutile l'usage de la technologie moderne, qui y est donc absente ; d'une façon plus générale, le monde magique apparaît comme assez archaïque : ainsi, non seulement l'électricité n'y est pas utilisée, mais les sorciers écrivent à la plume ou se servent de hiboux comme messagers pour communiquer sur de longues distances.
Le monde magique compte aussi différentes créatures magiques, parmi lesquelles des elfes de maison et de nombreux animaux, ainsi que des plantes magiques aux propriétés diverses, utilisées dans la fabrication de potions.
Le lieu où se déroule la majeure partie du récit est l'école de sorcellerie de Poudlard, un collège écossais de grande renommée créé il y a plus de 1 000 ans, et dirigé par Albus Dumbledore au début de la saga. La scolarité y dure sept ans. Le jour de leur arrivée, les étudiants de Poudlard sont répartis entre quatre groupes appelés « maisons », portant les noms des quatre fondateurs de l'école : Gryffondor (la maison dont fait partie Harry Potter), Serdaigle, Poufsouffle et Serpentard, chacune ayant son histoire et ses qualités propres.
Sur la magie et le monde des sorciers dans Harry Potter :
Sur Poudlard :
Le récit s'étend sur sept volumes, chaque tome racontant une année d'études de Harry Potter à Poudlard. Même si Rowling n'indique jamais explicitement en quelle année se déroule son récit, elle a laissé suffisamment d'indices pour que l'on puisse affirmer que le premier tome se déroule en 1991-1992, jusqu'au septième en 1997-1998.
De plus, la saga comporte de nombreuses références à des événements passés, datés avec plus ou moins de précision, issus du passé des personnages, voire issus de l'histoire du monde magique : toutes ces informations donnent du relief à l'univers créé par Rowling, un univers à la fois ancré dans le monde réel et avec son histoire propre.
Au fil des tomes apparaissent des éléments invariables qui accentuent le caractère familier de l'univers d'Harry Potter :
Dans Harry Potter, le chiffre le plus récurrent est le chiffre 7 :
Dans Harry Potter, Voldemort peut évoquer Adolf Hitler[3] tandis que ses mangemorts peuvent évoquer les Nazis qui suivaient le Führer.
En effet, la volonté de Voldemort d'exterminer les « Sang de Bourbe » (sorciers nés de parents moldus, c'est-à -dire de non-sorciers) peut évoquer la persécution et le massacre de différents groupes sous l'Allemagne nazie (que ce soit pour leurs origines ou leurs appartenances politique).
Parmi les plus troublantes ressemblances, le fait que Voldemort cherche à rallier à lui tous les « Sang Pur » qui n'est pas sans rappeler l'obsession d'Hitler d'épurer l'Allemagne des races dites inférieures et de promouvoir la supériorité de la race aryenne qui apparaissent tôt dans sa propagande haineuse, notamment, dans son oeuvre de triste mémoire, Mein Kampf. Une fois au pouvoir, Voldemort persécute tous ceux qui ne peuvent prouver qu'ils sont de sang pur. Il systématise et organise la persécution à une échelle nationale (l'Allemagne et les pays conquis versus le monde des Sorciers), édicte aussi que toute sympathie de la part de « Sang purs » envers des « Sang de Bourbe » sera considérée comme une trahison à leur sang, principe très semblable à celui de l'Allemagne nazie qui, par exemple, punissait sévèrement toute aide apportée aux persécutés.
Enfin, l'obsession de pureté de Voldemort et de Hitler trouve leur source dans un secret honteux (honteux, du point de vue de ces deux protagonistes) : Voldemort est un sang-mélé et non un sang-pur, ce qu'il s'évertue à cacher à ses mangemorts tandis qu'Hitler fut toute sa vie hanté par la possibilité d'avoir une ascendance juive par une de ses grand-mères. D'aucuns ont aussi vu dans les initiales de l'aïeul de Voldemort (Salazard Serpentard) une référence aux S.S., corps d'élite de Hitler.[4]
De plus, comme sous la guerre, les opposants à Voldemort, communiquent et échangent des informations grâce à la radio et l'émission « potterveille », utilisant aussi des mots de passe et des codes.
Les deux premiers épisodes ont été adaptés au cinéma par le réalisateur Chris Columbus. C'est le jeune acteur Daniel Radcliffe qui joue Harry Potter, accompagné de Rupert Grint dans le rôle de Ron Weasley (on peut d'ailleurs remarquer que le professeur Slughorn appelle par erreur Ron Weasley "Rupert" dans le tome 6) et d'Emma Watson dans le rôle d'Hermione Granger. L'adaptation cinématographique du troisième tome a été confiée cette fois à Alfonso Cuarón, qui s'est quelque peu écarté des choix de son prédécesseur. Mike Newell est le réalisateur du quatrième opus qui mêle les styles de ses deux prédécesseurs sur fond de blockbuster. David Yates, quant à lui, s'est chargé de la réalisation du cinquième film et dirige actuellement le sixième. Il réalisera également le septième volet, mais de manière un peu particulière : en effet, estimant qu'il n'y a rien à enlever dans cet ultime tome, le film trop long s'il était réalisé en une seule partie sera donc divisé en 2 parties qui sortiront au cinéma à 6 mois d'intervalle. [5]
Voir la page Harry Potter (films) entièrement consacrée aux adaptations cinématographiques.
Le succès sans précédent de la saga a montré qu'enfants et adolescents n'étaient pas réfractaires à la lecture. Certains ne considèrent pas cela comme de la littérature dans son sens premier, mais des pavés de plusieurs centaines de pages sont dévorés, le plus souvent en quelques heures, parfois même en version originale.
Ainsi en France, le phénomène rend compte d'un autre, encore inconnu dans l'Hexagone il y a quelques années : la parution et la lecture d'œuvres en version originale. En effet, certains étaient étonnés de voir le 21 juillet 2007 (mois standard de la sortie des tomes en langue anglaise) les étals des libraires regorger du dernier tome d'Harry Potter en anglais. Ainsi la Fnac parisienne des Halles propose les tomes anglais aux lecteurs impatients et ne désirant pas attendre jusqu'aux mois d'octobre-novembre, dans des bacs spéciaux disposés dans l'allée centrale : comme un véritable coup de marketing, et les ventes sont exceptionnelles pour un livre en langue originale. Ce phénomène rend bien compte de l'évolution notoire en matière de lecture d'œuvres en version originale en France : il est de plus en plus courant de lire des œuvres bilingues ou en version totalement originale, ce qui était encore exceptionnel il y a une dizaine d'années.[7] Pour la première fois avec L'Ordre du Phénix, un livre anglais a figuré parmi les meilleures ventes de livres.[8]
Les versions cinématographiques sont plus contestées. Comme souvent, les fans des versions littéraires n'apprécient pas les choix scénaristiques, nécessaires à l'adaptation au grand écran. Les critiques les plus régulières sont que les film rendent l'univers d'Harry Potter plus simplet et moins mature que dans les livres. Cependant, ces adaptations ont connu un important succès dans les salles.
À la découverte du vrai monde de Harry Potter est un documentaire de 1h30 paru en DVD zone 2 le 1er décembre 2004. Il s'agit d'un documentaire décrivant les sources d'inspiration de l'auteur afin de créer l'univers d'Harry Potter ; il porte son attention sur l'engouement entourant la série, ainsi que la sorcellerie, les versions cinématographiques, etc. Des entrevues avec J.K. Rowling et M. Colbert (auteur de « The Magical World of Harry Potter ») y figurent.
Ce documentaire contient des séquences supplémentaires :
L'ouvrage ne plaît pas non plus à certains religieux : ainsi selon Gabriele Kuby, fervente catholique allemande et auteur d’un ouvrage critique sur la saga Harry Potter, le cardinal Joseph Ratzinger (aujourd'hui pape Benoît XVI) lui aurait affirmé que les romans pour enfants de la série Harry Potter, par « une séduction subtile qui agit sans qu’on n’y prenne garde », pouvaient « déformer profondément le caractère chrétien de l’âme, avant qu’elle ne puisse s’épanouir correctement. » J.K Rowling a répondu dans le journal Times du 23 octobre 2006 : "Cela n'est pas étonnant avec des réactions de ce genre que le fanatisme religieux soit a l'origine de toutes les guerres de l'humanité. L'histoire que j'ai créée est purement imaginaire et ne demande en aucun moment de reproduire ce qui s'y passe. Benoît XVI se rend simplement compte que le catholicisme perd de la vitesse tandis que la culture et la science prennent leur envol." Selon Richard Abanes, écrivain et journaliste, Rowling envoie à ses jeunes lecteurs «des messages moraux qui ne sont pas clairs». Harry Potter et ses amis mentent, volent, trichent, sont rancuniers, hypocrites et manquent d'honnêteté». Les enfants lisant ces livres pourraient alors avoir du mal à distinguer ce qui est bien de ce qui est mal car les "bons" personnages commettraient eux-même des actes moralement douteux. Selon le Pape Benoit XVI, les livres de Harry Potter contiennent d'innombrables références positives sur la magie alors que celle-ci serait systématiquement liée au Diable.
Plus récemment, une controverse s'est répandue à propos du lock-out entourant le tome 7 d'Harry Potter et interdisant aux libraires la vente prématurée d'ouvrages avant la date de sortie mondiale. En effet, une librairie canadienne aurait par erreur vendu une quinzaine d'exemplaires à des fans, qui se sont vu interdire la lecture d'un livre pourtant légalement acheté. Le droit d'auteur permet en effet de considérer que l'auteur a toute puissance sur un support, même acheté. Une campagne s'opposant à cette vision extrémiste du droit d'auteur a été initiée, notamment par Richard Stallman, le fondateur de la Free Software Foundation et le père du logiciel libre.
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